<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176</id><updated>2012-02-17T03:33:28.049Z</updated><title type='text'>errance</title><subtitle type='html'>pensées bohêmiennes , rêveries d'une jeune fille aimant la vie</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>34</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-5216666235363594767</id><published>2008-01-14T22:48:00.003Z</published><updated>2008-05-10T22:51:39.710Z</updated><title type='text'>Une Morjana dans la mer (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_M3z_MXqd1E4/SCYmKuyvkZI/AAAAAAAAAB4/Q4nIBJkv2Bw/s1600-h/mer_1361.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_M3z_MXqd1E4/SCYmKuyvkZI/AAAAAAAAAB4/Q4nIBJkv2Bw/s200/mer_1361.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5198884785647227282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;-Oiseaux blancs- Iris Raquin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le vent des alizées soufflait sur son visage et faisait virevoleter ses long cheveux noirs,les rumeurs marines emplissaient ses poumons ,imprégnaient tout son être d’un profond  bien-être,d’une sensation inouie de liberté, elle ferma ses yeux ,et se concentra sur les murmures des vagues,elle avait l’impression d’écouter une symphonie magique dont elle était la seule à percer le secret,entre elle et les vagues s’établissait une douce connivence,ensemble en jouaient la partition,puis elles ouvrit lassivement ses paupières,son regard se posa sur une grosse sardine suspendue à un hameçon,ses yeux remontèrent tout au long de la canne à pêche jusqu’à une main rugueuse,velue,dont l’annulaire était ornée d’un anneau en or serti d’un faux rubis.&lt;br /&gt;- Belle prise n’est ce pas.&lt;br /&gt;- oui,belle sardine c’est vrai.&lt;br /&gt;- l’autre jour, j’ai même eu un espadon.&lt;br /&gt;- ah bon!&lt;br /&gt;- le truc c’est d’être patient, et de bien observer les vâgues vous savez.&lt;br /&gt;- la pêche,c’est pas trop mon bol.&lt;br /&gt;- pourtant vous devriez essayer,c’est très simple,il faut juste du flair et du temps,je peux vous apprendre,et puis ici, il y a du très bon poisson,c’est pas comme l’autre coté de la ville,ici l’eau est plus chaude.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- je m’appelle Said,et vous&lt;br /&gt;- mouja&lt;br /&gt;- mouja,c’est votre vrai nom &lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- j’ai l’impression de vous avoir déjà vu,je crois même que je vous connais très bien&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Vous travaillez dans l’agence F*...,c’est même  vous qui vzêtes soccupé de mon voyage à la mecque.&lt;br /&gt;- Alors vous êtes l’haj said.&lt;br /&gt;- si on veut,mais j’aime pas trop les titres.&lt;br /&gt;- et ça s’est bien passé.&lt;br /&gt;- parfait,lhamdoullah,parfait,je vais même faire une Omra le ramadan prochain si dieu le veut bien.&lt;br /&gt;- alors je m’occuperai personnellemnt de votre dossier,encore une fois.Sinon,vous faites quoi dans la vie Said.&lt;br /&gt;- rien,je vis.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- la vie c’est fait pour en profiter,sans trop se poser de questions.&lt;br /&gt;- c’est bien,alors vous êtes pêcheur par moment,et le reste du temps vous êtes vivant.&lt;br /&gt;- (éclat de rire),le reste je pêche aussi,je suis « samsar »,voici ma carte visite,terrains,appartements,villas,exploitations agricoles,voitures,associés,buisness international,buisness national,GSM,femme de ménage,adoptiont ,agence matrimoniale,recherche d’emploi…je fais tout,en bas vous trouvrez l’adresse de mon site web.&lt;br /&gt;- waw,impressionnant &lt;br /&gt;- je vous en donne une vingtaine même,on sait jamais,au cas ou vous en perdez une,ou si vous avez quelqu’un en difficulté,pensez à moi,pour le prix,ne vous en faites pas,je fais des facilités de payement,ce qui m’importe c’est le bonheur des gens,j’ai un cœur gros comme la mer moi,je ne demande qu’à aider…alors souvenez vous de moi,je me souviendrez de vous.&lt;br /&gt;Et Said ramassa son sac et s’en alla tranquillement avec sa belle sardine,Morjana souriait en essayant d’imaginer quelle vague pourrait bien être ce Said,une vague bouffon ou une vague Joker, une mouette trois mètre plus loin fixait elle aussi curieusement les vagues des yeux.&lt;br /&gt;- salamou 3alikoum ( que la paix soit sur toi), tu as du feu ma sœur ?&lt;br /&gt;- pardon&lt;br /&gt;- du feu pour allumer ma cigarette&lt;br /&gt;- Non&lt;br /&gt;- Dommage,pourtant j’ai lu dans la revue « la marocaine » de cette semaine  que selon une étude très très très sérieuse, 60% des marocaines fument maintenant.&lt;br /&gt;- c’est pas mon cas&lt;br /&gt;- En tant qu’intellectuel j’essaie toujours d’être au courant,et de suivre les nouveautés&lt;br /&gt;- c’est très bien,mais cette revue ,des fois,elle raconte n’importe quoi,je préfère le Journal télévisé de vingt heure sur la chaine nationale.&lt;br /&gt;- tu es institutrice.&lt;br /&gt;- non.&lt;br /&gt;- mon frère a une institutrice qui te ressemble,alors tu fais quoi dans la vie.&lt;br /&gt;- je travaille dans une agence de voyage.&lt;br /&gt;- moi je suis acteur.&lt;br /&gt;- c’est génial!&lt;br /&gt;- c’est pour ça que je suis ici,j’habite en fait à Ouarzazate,tu sais,c’est le temple de l’industrie du cinéma chez nous.&lt;br /&gt;- oui je suis au courant.&lt;br /&gt;- un copain m’a dit que des américains vont tourner une nouvelle  version d’othello ici, alors je passe le casting demain.&lt;br /&gt;- waw,bonne chance…mais tu as joué dans quels films avant.&lt;br /&gt;- pleins, pleins,pleins,toutes des superproductions&lt;br /&gt;- bizarre,je suis une véritable cinéphile,pourtant ton visage ne me dit rien du tout.&lt;br /&gt;-c’est normal,je suis figurant,j’ai toujours voulu obtenir un rôle,mais je n’y suis jamais arrivé,je fais toujours parti du décor ,il y a les palmiers,les châteaux,les guerriers et moi, ce n’est pas très luisant je sais,mais tu sais mon rêve c’est de glisser un mot un jour,de faire un geste,de participer à l’action,d’influer,de gérer,tu comprends ce que je veux dire,…mais je n’y arrive pas,mon rêve c’est que tout le monde s’arrête un instant pour que je m’exprime enfin.&lt;br /&gt;-il faut juste y croire, et persevérer, un jour tu glisseras sur  ta vague mon frère.&lt;br /&gt;Morjana souriait en tentant d’imaginer une vague figurante.La mouette après quelques envoles rapides au dessus de l’eau,quelques coup de bec au sein des vagues,regagnait à nouveau sa place,près des protagonistes. Une silhouette se dessinait au loin,puis s’approchait de plus en plus des deux promeneurs,il s’agissait d’un jeune homme , svelte,de grande taille,habillé d’un « seroual » en toile verte et d’un leger tee-shirt marron ,ses cheveux noirs coiffés à la mode rasta.&lt;br /&gt; -hola Farid,salam ma soeur.&lt;br /&gt; -salam mon frère,tu as du feu Hatim.&lt;br /&gt; -oui,biensur.&lt;br /&gt; -c’est un de tes amis figurants.&lt;br /&gt; Hatim éclate de rire&lt;br /&gt;-non,du tout,du tout,Hatim le troubadour ,pour vous servir gente damoiselle.&lt;br /&gt;Morjana était abasourdie,ce hatim devait être bien particulier,bien distingué, à en juger par sa manière de s’exprimer.&lt;br /&gt;-Hatim est gnaoui,il joue à merveille le « sentir »,c’est le petit-fils d’un m3allam très connu qui lui a légué l’art et l’âme de cet instrument séculaire.&lt;br /&gt;-Nous nous sommes rencontrés,Moi et Farid,sur les bancs de la faculté de droit,je voulais être juge,lui, y était sur ordre de ses parents,j’ai eu une maitrise en droit,lui n’a jamais dépassé le cap de la première année,c’est un artiste ce monsieur,la toge ne lui convient pas vraiment,je suis solitaire,j’adore la vie à la bohême,sa mère lui a déjà choisi 4 épouses à la suite,mais aucune n’a accepté de l’accampagner dans son errance.&lt;br /&gt;-moi je travaille dans une agence de voyage.&lt;br /&gt;-actuellement,je fais une petite entracte ,depuis 4 ans,je suis un gnaoui , je gratte mon « sentir » de festival en festival,je trimbale mon sac de ville en ville,la foule m’amuse, le haschich m’énivre,et elle est belle la vie , ou biiiiiiiiiiiiiiiiikheir a Sahbi!&lt;br /&gt;Hatim éclate une nouvelle fois de rire &lt;br /&gt;-tu es une vague acrobate,s'exclama Morjana.&lt;br /&gt;Hatim semblait perdu dans le vague,comme si il essayait de percer le mystère de cette question. &lt;br /&gt;-je suis une vague magicienne,je crée ma réalité,celle qui me plait,je vois ce que j’aime voir uniquement,le reste ne m’interesse pas,et toi quelle genre de vagues es-tu ?&lt;br /&gt;-Je ne sais pas ,et pour être honnête,je viens à l’instant de découvrir qu’une vague résonne en moi.&lt;br /&gt;Et le rire sonore,saccadé d’Hatim partit de nouveau,comme un cliqueti de pièces de monnaies. &lt;br /&gt;-Alors viens avec nous sous le chapiteau, peut-être y retrouveras-tu ta vague&lt;br /&gt;le petit groupe s’avança tranquillement,sous le brouhaha de l’océan. Depuis un mois,le cirque des lumières donnait des représentations dans la ville,il avait planté sa gigantesque tente sur la plage,et ses spectacles étaient très prisés,il alliait avec excellence entre le savoir-faire universel en cette matière,et la tradition locale,les numéros de charmeurs de serpents,de dompteurs de singes,de dresseurs d’aigles ,de compteurs d’histoires,succédait harmonieusement aux trapézistes,aux dompteurs de tigres,aux magiciens. &lt;br /&gt;Hamid et Farid connaissaient plein de monde.Ils prirent place à la première rangée. Le spectacle débuta par les clowns,les artistes se suivaient,le public silencieux était cloué d’admiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain Hamid souffla dans l’oreille de Morjana :voici la vague funambule.Il s’agissait de Brahim.Brahim est medecin de son état, un vrai « hakim »selon ses patients,issu d’une famille d’agriculteurs du moyen atlas,la terre a toujours été sa réelle mère nourricière,son point d’équilibre,il fit ses études en Russie dans les années soixante-dix,il apprit le russe,visita le pays de Lénine,Moscou,la place rouge,le café pouchkine,la volga,lu avec fébrilité Dostoievski,et tolstoi,se soûla à la Vodka sur des airs de Balalaika.Lui qui paraissaient à ses collègues autochtones tel un curieux animal échappé d’un zoo le premier jour de cours,devint plus russe que les russes.Il rentra après 8 ans au Maroc.Une fois sur le sol de sa terre natale qu’il chérissait tant,il fut convoqué par l’armée pour un service militaire.Dans le temps,il ne faisait pas très bon de venir de l’est,et dans l’armée,Brahim s’évertua à convaincre ses supérieurs de sa bonne fois de capitaliste ou plutôt de sa conviction anti-communiste,ce qui fut un peu difficile.Brahim se retrouva dans un camp à Smara,il apprit à manipuler les armes,il apprit la discipline,et un fait bien particulier allait lui apprendre la bravoure.Un matin à l’aube,Brahim se retrouva prisonnier du POLISARIO.Il aimait son pays,il se battit juqu’au bout.il passa 4 ans dans les camps de Lahmada,il fut maltraité,battu,humilié,il vécu l’enfer,mais il teint bon,et un jour il s’échappa de sa géole.C’est un héro que tu vois là,Morjana.Brahim fut accueuilli en guerrier émérite, en héro de la nation par ses compatriote.la vie normale reprit.Un quotidien de medecin et d’agriculteur aussi,prenant soin des hommes le matin et de ses oliviers l’après-midi.Il se maria et il eu une fille et un garçon ,cette dernière lui donna un petit fils il y a un an,le garçon quant à lui est devenu un jeune homme de 19 ans aujourd’hui, il joue dans une équipe de foot-ball en Australie.Brahim a 47 ans,depuis peu,il a découvert sa vocation de funambule,comme une révélation,un don inné.&lt;br /&gt;Un jour,il monta puis marcha sur un fil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morjana était de plus en plus fascinée,de plus en plus charmée par ce qu’elle avait apprit cette journée,par ce qu’elle avait observé comme vagues,elle était heureuse,elle s’amusait tant,ses yeux se levèrent au ciel,et comme par enchantement, au sommet du chapiteau,sur une corde, elle vit la mouette.&lt;br /&gt;Morjana fixa le mystérieux oiseau,la mouette comme si elle répondait à un divin appel, s’envola majestueusement et vint se poser délicatement sur l’épaule de la jeune fille.A cet instant précis,à cette minute précise Morjana secouée d’un intense frisson se sentit renaitre,à cette seconde précise elle était heureuse comme jamais, Morjana a enfin compris… « je suis une mouette,je suis une mouette,…..oui je suis une mouette…je ne suis pas une vague…je suis une mouette ,je ne me briserai jamais contre la falaise,je ne m’évanouirai pas, je planerai dessus,je l’apprivoiserai , je survolerai la mer,de rive en rive,et je marquerai le temps par mon envol,je serai libre...libre...libre, Albatros dans l’océan,je veillerai sur les vagues,j’apprendrai des vagues,je m’approcherai de celles qui me plaisent,je les guiderai, et je délaisserai celles qui me paraissent dangereuses,qui abimeraient mon plumage, j’observerai ces vagues,une à une,et un jour, peut-être j’en serai une…peut-être jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morjana se leva d’un bond,et pris congé de ses amis,demain,elle ira à l’agence et s’offrira pour la première fois de sa vie un voyage,pourquoi pas Venise,ou les Caraibes ,elle réflechira plus tard à comment payer les frais,  elle quittera son travail,elle ne supporte plus ce bureau si étroit,si carré,ni ces dépliants si fades,elle fera autre chose,de la patisserie,du stylisme ou bien elle sera guide des montagnes avec son fiancé,un métier tellement romantique,elle offrira des fleures et du chocolat à sa belle mère,et une belle trousse de maquillage à sa sœur,elle donnera la carte visite de Said à sa voisine,il lui serait certainement d’une grande utilité pour trouver un mari, peut-être entamera-t-elle des études en droit,ou en psychologie,et si elle échoue,tant pis.Peut-être écrira-t-elle un livre sur les vagues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                                             &lt;strong&gt;FIN&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" 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href="http://www.lespeinturesdesoka.com/images/EMPREINTES/vague%20a%20l%27ame.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.lespeinturesdesoka.com/images/EMPREINTES/vague%20a%20l%27ame.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;-"Vague à l'âme"- &lt;/em&gt;Sophie Kauffmann&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morjana marchait, marchait , marchait droit devant elle ,sans regarder ni à gauche ni à droite , juste droit devant elle.D'habitude lorsqu'elle est de mauvaise humeur comme aujourd'hui,lorsqu'elle ressent ce je ne sais quoi dans le coeur,pas de la tristesse, pas de l'ennui, ni de la colère,ce sentiment indéfinissable qui fait qu'elle n'est pas heureuse,elle n'arrête pas de tourner en rond, mais cette fois-ci,quelque chose de décisive a changé : Morjana a la jambe rebelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la majorité des êtres humains,cette jeune demoiselle est gouvernée par sa tête,elle n'obéit qu'à sa tête,ne se fie qu'à sa tête,et ne se confie qu'à sa tête.Mais depuis quelques temps,celle-ci n'est plus d'aussi bon conseil.&lt;br /&gt;Morjana est fréquemment rongée par ce mystérieux état d'âme qui rend sa tête impuissante.la tête ne cesse de s'affoler et de faire tournoyer tout le monde ;la jambe en premier.Epuisée,La jambe se révolte.Une guérilla paisible éclate dès lors,mais ne secoue que légèrement le reste du corps.Certains comme le coeur trouvent que la tête dérape souvent depuis un moment, qu'elle se fait vieille rêche et aigre,qu'elle doit céder son trône à la jeunesse.D'autre, plus loyaux vassales,se rangent à sa cause et clament que face à l'impétuosité de la jeunesse, la tête surpasse par la sagesse.L'envie de renouveau finit par l'emporter.Ce matin brumeux d'hiver ,Morjana marcha enfin tout droit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morjana dévale les ruelles rustiques de cette petite ville côtière du Haouz,puis l'unique grande avenue qui mène au luxueux restaurant italien où se retrouvent convivialement les dignitaires locaux de tout bord ,élus,juges,industriels... puis les sentiers de campagne où poussent ici et là les maisons champignons si caractéristiques de la région avec des chèvres autour et des enfants , puis les clairières des forêts d'eucalyptus, d'arganiers et de thuya , ses jambes bien décidées à la porter jusqu'au bout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a passé une bien rude semaine.Morjana travaille depuis 3 ans dans une agence de voyage très connue sur la place,elle vend à longueur de journée des rêves aux autres,des billets à destination de paradis sur terre,des promesses d'exotisme,d'aventure,de quiétude ,des envies de dépaysement sur des plages de sable blanc et fin,avec de l'eau bleu carmin ,dans des villes aux tours majestueuses haut dressées ,parfois penchées,des invitations à l'ouverture sur d'autres savoir-vivre , la découverte de nouvelles saveurs.Confortablement assise derrière son bureau,parée d'un magnifique tailleur blanc qui met en valeur l'éclat de sa peau basanée et dont la jupe laisse deviner le galbe parfait de ses jambes,elle use habilement de prospectus de papier glacé aux couleurs flamboyantes qu'elle vous fait feuilleter doucement au son d'une voix mielleuse et d'une logorrhée d'éloges répétitifs se  déclenchant telle une machine bien huilée face à chaque client.Un joli sourire  souligne en permanence ses lèvres charnues,et des yeux noirs ,des yeux vifs et malicieux,des yeux qui accrochent les vôtres clignent rapidement devant le moindre signe d'hésitation,afin de vaincre les derniers bastions de doutes,&lt;br /&gt;Hors depuis deux mois,Morjana n'a rien vendu,rien de rien,pas même un petit week-end au Michlifen.Son patron est furieux alors que bon nombre de ses collègues,à l'image des vautours aux aguets, se montrent à première vue solidaires avec la future licenciée mais cachent mal leur soulagement de se débarrasser d'une si redoutabale concurrente.Son fiancé quant à lui peine à trouver un emploi,sa belle-mère la déteste parce qu'elle a la langue bien pendue,sa grande soeur parce qu'elle est plus belle,le coiffeur parce qu'elle ne paie plus ses services depuis qu'elle a drainé les trois quart de sa clientèle, et sa voisine parce qu'elle est l'ex fiancée de son fiancé,...&lt;br /&gt;Morjana poursuivait son petit chemin de vie malgré tout,mais il y avait ce sentiment bizarre qui ne cessait de la tourmenter... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est maintenant sur une falaise qui surplombe l'atlantique."Que c'est beau la mer".Perchée sur le rocher , elle se sent aux confins de l'univers,et regarde les vagues se fracasser au contact de la terre,les vagues si molles,fluides,si limpides, qui se jettent avidement sur le rocher dur et impassible,comme on étreint passionnément l'être aimé après une longue absence.Elle contemple les mouettes qui veillent sur elles, déployant timidement de petites ailes à la blancheur angélique, ses jambes émues se plient d'admiration et Morjana s'assied alors que les vagues entre temps continuent leur course effrénée vers le bout du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emerveillée par le mouvement pendulaire de l'eau,la jeune fille devint pensive tout à coup.une pensée germa dans son esprit:la mer est la fin de son univers,Si elle, Morjana plongeait à cet instant dans l'eau, si elle s'engouffrait dans les méandres de l'océan,elle se noierait surement,la mer n'est autre que la limite de ce qu'elle peut réaliser,l'envie de traverser la mer, de franchir cette limite est si grande,si intense mais inespérée,elle pourrait s'apparenter à son idéal,donc la mer symbolise la barrière entre le rêve inaccessible et la réalité.De la même manière, de l'autre coté, chaque vague s'écrasait avec fougue sur la roche,elle parcourait d'énormes distances pour s'échouer sur la rive,donc la falaise est bien la limite de ce que peut réaliser une vague et la frontière de son univers,la falaise peut aussi être  son idéal,mais ce qui est certain c'est que atteidre la falaise est sa mission à accomplir.Chaque vague se résignait tragiquement,courageusement à affronter son sort et signait elle même sa disparition en acceptant son destin de vague,mais peut-elle finallement faire autrement ,comme chaque vague se consume nécessairement au bout d'un périple bien tracé,bien défini.Tout en continuant à observer ce fabuleux ballet marin,Morjana constata que les vagues ne se ressemblaient pas.Certaines vagues ne font que caresser avec douceur le bloc rocheux ,comme pour l'amadouer ou parfois par simple tendresse,d'autres essoufflée par leur long voyage s'y brisaient silencieusement.D'autres s'abattaient sur lui passionnément.D'autres encore avec une telle rage,un tel vacarme,comme si elles se révoltaient contre cette vérité millénaire, comme si elles voulaient le pousser plus loin,gagner encore quelques mètres de vie,alors que des vagues trop faibles s'évanouissaient loin dans l'horizon, avant d'atteindre le rêve tellement escompté.Morjana vit que les vagues,conscientes de leur destin commun de vagues, de ce qu'elles partagent comme quête solennelle ,ou voyage entre les deux balances de l'infini, évoluaient en communauté.Elle fut témoin de fusions brusques et inattendue entre vagues parallèles,elle vit des pacts se sceller tacitement comme par évidence,chacun traduisant selon son intensité ou sa pérennité une alliance passagère ,une amitié,ou un mariage.Elle assista à des divorces,à des ruptures,à des séparations inattendues.Elle vit tantôt des vagues malignes,traîtresses,des vagues sans pitié qui engloutissait les autres pour survivre,pour durer,tantôt des vagues féroces qui jaillissaient comme par miracle pour s'éclipser aussi miraculeusement l'instant d'après,les vagues mensonges,les vagues fantômes.Elle repéra les vagues monstres qui se muent en tendres, et elle remarqua que certaines vagues courtisanes caline d'abordn peuvent opérer le changement inverse.Elles vit des vagues maestro,des vagues reines qui, elles, lancent la tendance.Celles-ci sont particulièrement intéressantes à observer,une vague maestro est toujours suivie d'une salves d'autres identiques,elle s'impose...et les générations se succèdent interminablement,portant dans leur cycle montone ,l'essence même de la diversité...Morjana ne se lassait plus de scruter la mer...les vagues illustrent l'odyssée de la vie humaine...Morjana se sentait vague...Morjana cherchait sa vague...finira-t-elle par la trouver?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Morjana a le vague à l'âme.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-9003667077941785266?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/9003667077941785266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=9003667077941785266' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/9003667077941785266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/9003667077941785266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2008/01/les-carnets-de-morjana-comment-morjana.html' title='Une Morjana dans la mer (1)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-3450459768084825171</id><published>2007-11-03T19:57:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:14:14.642Z</updated><title type='text'>Amy winehouse...renaissance funk ?</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Amy Winehouse Back to Black&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/aygAu1x2uQo&amp;rel=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/aygAu1x2uQo&amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre chanteur à l'honneur sur " Errance", j'écoute énormement de musique ces temps ci et mon agenda me permet rarement de lire plus de deux pages par jour dans les meilleurs des cas encore moins d'écrire,il s'agit cette fois-ci d'une très jolie demoiselle de 24 ans,qui frôle souvent l'enxcentricité,dont les déboires passionnels avec la drogue defrayent la chronique, Amy Winehouse m'a rappellé la première fois que je l'ai écouté la belle époque dinah washington,et sharon jones , bref une voix de black dans une peau de blanche , un timbre exceptionnel ,un peu à la Macy gray mais avec un petit quelque chose qui accroche plus,et des mélodies qui mélangent à merveille des sons funk, jazz et blues..."back to black", et "rehab" sont des chansons qui ne vous laisseront sûrement pas indifférent!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" 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bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" FlashVars="id=-1&amp;filepath=http://www.radioblogclub.com/listen?u=..wLzRmb192cvc2bsJ2bpRWYy9icm5SZlJnZukHZkVmbuV2a/Amy%2520Winehouse%2520-%2520You%2520know%2520I%2527m%2520no%2520good.rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;" &gt;&lt;/embed&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-3450459768084825171?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/3450459768084825171/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=3450459768084825171' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/3450459768084825171'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/3450459768084825171'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2007/11/amy-winehouserenaissance-funk.html' title='Amy winehouse...renaissance funk ?'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-7040870238772974205</id><published>2007-10-06T21:54:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:13:52.417Z</updated><title type='text'>l' eclipse</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mathieu Chedid &amp; Sean Lennon - L'Eclipse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/hG--1Z1rEM0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/hG--1Z1rEM0" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un chanteur qui charme non pas par sa voix mais par ses compsitions et son originalité, il s'agit de sean lennon,le digne héritier de john lennon,l'eclipse est une reprise en duo de "parachute",une invitation au rêve et à une espèce de romantisme ou surréalisme musical éléctronique,d'autres chansons comme "dead meat" ou " wait for me" sont aussi des perles que je vous propose de découvrir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" 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rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/7040870238772974205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2007/10/blog-post.html' title='l&apos; eclipse'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-3919582280022983380</id><published>2007-03-24T19:24:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:12:46.992Z</updated><title type='text'>medecine de l'âme...medecine du corps</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.astra-lit.com/altermed/talp.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.astra-lit.com/altermed/talp.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;    Des fois en déambulant la nuit comme un fantôme,fatiguée,saturée,déprimée dans les couloirs de l'hopital,je me pose souvent la question suivante : qu'est ce qui fait que je supporte encore mon métier,qu'est ce qui fait que j'éprouve encore le même plaisir à feilleter un atlas d'anatomie ou de dermatologie,ce même plaisir que je ressentais il y a de celà six ans lorsque j'étais suspendue aux lèvres de Mr Gonzales,mon professeur d'embryologie qui nous exposait avec sa vision non moins philosophique l'origine,l'organique de la vie,la réponse est toute simple,c'est que dans la medecine , il y a beaucoup de poésie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai souvent été intriguée par le rapport étroit qui existe entre les deux,tout d'abord elles se rejoignent  dans la finalité,à savoir le bien être ,le bonheur,le confort de l'homme,corps et ame ,mais cette relation s'exprime à mon avis à trois niveaux:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;1)la medecine a toujours été une source d'inspiration inepuisable pour la poésie et la littérature ou le cinema, Alfred de Musset, a décrit de la plus belle des manière que l'on puisse faire c'est à dire en vers,un signe clinique en cardiologie rien qu'en observant les secousses et agitations de son frère atteint d'insuffisance aortique, ce signe porte depuis son nom, "signe de musset":&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;         &lt;em&gt;Pourquoi mon cœur bat-il si vite?&lt;br /&gt;             Qu'ai-je donc en moi qui s'agite&lt;br /&gt;             Dont je me sens épouvanté?&lt;br /&gt;             Ne frappe-t-on pas à ma porte?&lt;br /&gt;             Pourquoi ma lampe à demi morte&lt;br /&gt;             M'éblouit-elle de clarté?&lt;br /&gt;             Dieu puissant!tout mon corps frissonne.&lt;br /&gt;             Qui vient? qui m'appelle? Personne.&lt;br /&gt;             Je suis seul; c'est l'heure qui sonne;&lt;br /&gt;             O solitude! ô pauvreté!&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;                                                &lt;br /&gt;                                                     &lt;strong&gt;La nuit de Mai&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) les lettres ont à leur tour servi la medecine en enrichissant le vocabulaire et la sémiologie médicale,en humanisant le langage médical,surtout à une époque où la thechnicité lui fesait grand défaut et où un medecin qui excelle est avant tout quelqu'un qui observe,un artiste,la rendant ainsi à la fois plus ludique, agréable à assimiler ,et plus précise.&lt;br /&gt;Les exemples ne manquent pas,il en existe des millions:&lt;br /&gt;Le rossignol des tanneurs, typique des ouvriers dont les extrémités des doigts ulcérés par les produits chimiques, se présentait sous forme de lésions en forme d’oeil d’oiseau et produisait lors de la pression un cri de douleur expliquant son surnom,à ne pas confondre avec l’œil de perdrix, sorte de cor installé douloureusement entre deux orteils.Les références animalières sont d’ailleurs très nombreuses.Chez les sages-femmes, casser son œuf signifie faire une fausse-couche. Longtemps le col de l’utérus s’appela museau de tanche ,L’ éléphantiasis, très souvent localisé aux membres inférieurs, est une insuffisance veineuse provoquant leur démesure. La maladie du cri du chat diagnostiquée à la naissance par le cri du nourrisson est une anomalie du chromosome 5. La patte d’oie, point de jonction de trois muscles en haut de la cuisse est le siège de fréquentes tendinites. Plus connue, la queue de cheval est la fin du rachis. La toux en chant du coq signe la... coqueluche ! Dans le typhus, la langue est de perroquet et dans l’arthrose les vertèbres en bec de perroquet. La grenouillette, est une tumeur liquide sous la langue obstruant les voies salivaires et provoquant une déformation caractéristique de la voix.&lt;br /&gt;Plus culturelles, les références à la littérature, aux traditions et à l’Histoire ont donné parfois de véritables syndromes. Le bovarisme signe le cas des jeunes femmes insatisfaites, qu’un mélange de vanité, d’imagination et d’ambition porte à des dispositions au dessus de leurs conditions, principalement dans le domaine sentimental. Plus souvent masculin, le syndrome de Peter Pan explique l’incapacité de certaines personnes à entrer dans l’âge adulte. L’éonisme est employé pour nommer les travestis. Le léprechaunisme, maladie héréditaire rare, transforme le visage à l’images des léprechaums, lutins du folklore irlandais. La prière mohammadienne signe une péricadite dont seule la position genoux au sol, face contre terre peut soulager. Chez les neurologues, le tic de salaam décrit une inclination rapide du tronc particulière à certaines épilepsies. Le syndrome d’Arlequin est un trouble circulatoire bénin du nourrisson dont on imagine aisément l’aspect. Le syndrome de Laetitia est un accouchement inopiné se produisant dans un lieu public, comme ce fut le cas pour la naissance de Napoléon. Le syndrome d’Alice au pays des merveilles s’observe dans certaines pathologies mentales où le sujet se perçoit comme un être minuscule ou gigantesque. Les obèses dont le ventre comprime le diaphragme produisant ainsi des troubles respiratoires amenuisant la qualité de leur sommeil nocturne et induisant une somnolence diurne développent le syndrome de Pickwick, du nom du personnage de Dickens. Toujours dans le registre des contes et légendes le fameux syndrome de Münchausen, en référence à l’officier allemand du XVIIIe siècle devenu personnage fantastique, est la pathomimie ou simulation de maladies conduisant l’intéressé sur les tables d’opération dont il revient porteur de valeureuses cicatrices. Moins drôle le syndrome de Münchausen par procuration met en jeu la vie d’enfants pour que leurs parents, le plus souvent les mères, apparaissent aux yeux des autres comme totalement dévoués au bien-être de leur progéniture.Dans un autre genre, le mithridatisme, en référence au roi Mithridate, consiste à s’immuniser contre un poison en l’absorbant régulièrement à petite dose. Le syndrome d’Ondine, nymphe se vengeant radicalement de son mari en lui supprimant son mécanisme respiratoire pendant qu’il dort, est heureusement beaucoup moins fréquent. Et, cerise sur le gâteau, la syphilis, tire son non de l’œuvre de Fracastoro Girolamo, médecin et poète véronais du XVIe siècle, où elle est admirablement décrite chez le berger Syphilus, frappé de ce mal incurable par Apollon !&lt;br /&gt;la fantaisie va plus loin encore: La méningite a pour symptôme caractéristique les vomissements en fusée. Une malformation de le la valvule mitrale s’appelle la valvule en parachute.Le souffle amphorique s’entend au stéthoscope à l’auscultation des poumons, de même que les râles bulbeux semblables au glougloutement produit lorsqu’on souffle dans un verre d’eau avec une paille.La candidose buccale est plus connue sous le nom de muguet. La maladie des os de verre provoque de multiples fractures par décalcification. La paralysie des amoureux, heureusement momentanée, provient de la compression du nerf radial par la tête du partenaire.les tumeurs sont dites des patates ou des pêches.La selle turcique,siège de la glande l’hypophyse, renvoie à la selle des guerriers turcs.Le front olympien, anormalement étiré vers le haut, fait référence à la hauteur de l’Olympe mythologique.la tabatière anatomique est le petit creux situé au bord du poignet dans le prolongement du pouce,autrefois  très utile aux priseurs de tabac.La scarlatine générait des éruptions en carte de géographie! Certaines lésions cérébrales très graves provoquent une contraction du corps en opisthotonos, avec les mains en position d’accélération sur une poignée de gaz, ce qui s’appelle alors faire de la mobylette.la goutte militaire est la blennorragie chronique appelée aussi plus joliment coup de pied de Vénus. Les bruits sont aussi particulièrement évocateurs : bruit de galop pour les insuffisances cardiaques, bruit de pistolet pour les insuffisances aortiques. Ressentie dans la pneumonie la douleur en coup de poignard ne laisse aucun doute sur son origine ,La douleur du membre fantôme ne lâche jamais les amputés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3)et enfin,quand le medecin est bon poète, et quand un poète raisonne en medecin, c'est à dire avec une logique de medecin,avec de la distance critique de l'évènement jusqu'à frôler la froideur,le résultat,est des chefs d'oeuvres littéraires et philosophique comme c'est le cas pour Avicenne: extraits "des poèmes de la medecine" :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un homme qui promet…, fit-elle désabusée (Yasmina) Les promesses d'hommes sont pareilles aux vagues de la mer : elles meurent aussi vite qu'elles naissent. Page 185&lt;br /&gt;- Ce qui est imparfait chez toi, Ibn Sina, c'est ta crainte de l'amour…&lt;br /&gt;Il ne put s'empêcher de sourire.&lt;br /&gt;- c'est bien. Alors dis-moi ce qu'est l'amour ?&lt;br /&gt;- Le don de soi. Le sacrifice. Le pardon.&lt;br /&gt;Sans se départir de son sourire, il contempla d'un air distrait les grains de sable qui filaient entre ses doigts.&lt;br /&gt;- Pardonne-moi. Mais je crois que tu fais erreur. Ou alors tu dois vivre dans le monde des rêves. Je vais te dire ce qu'est l'amour.Il se tourna vers elle et elle crut sentir ses yeux qui plongeaient au-dedans de son âme.&lt;br /&gt; - Lorsque nous disons que nous aimons, qu'est-ce que cela veut dire ? simplement que&lt;br /&gt;nous possédons. Puisque dès l'instant que nous perdons la personne aimée nous nous&lt;br /&gt;sentons perdus, vides de tout. En réalité, en disant que nous aimons, nous ne faisons&lt;br /&gt;que légaliser un sentiment de possession.&lt;br /&gt;- Même lorsque nous pardonnons à un être qui nous fait mal, qui nous trahtit&lt;br /&gt;- Même là. Que faisons-nous ? On lui veut, on s'en souvient. Et finalement nous&lt;br /&gt;sommes amenés à prononcer la phrase sacrée :" Je te pardonne " Qu'est-ce que cela&lt;br /&gt;révèle ? Rien. Rien d'autre si ce n'est que nous demeurons toujours et encore le&lt;br /&gt;personnage central, que c'est "moi" qui assume l'importance, puisque c'est encore "moi" qui pardonne…tu as peut-être raison Yasmina. Je crains l'amour. Il n'est fondé que sur l'attirance des corps, sur l'idée de possession, la jalousie, la méfiance et la peur. C'est terrible d'avoir peur. C'est comme mourir. Certes, nous croyons aimer. Mais en vérité, nous n'aimons que nous. Et comme je te le disais, je me trouve imparfait. Peut-on aimer ce qui est imparfait ?&lt;br /&gt;Yasmina leva les bras au ciel dans un geste fataliste.&lt;br /&gt;- Cheikh el-raïs, ta rhétorique me dépasse. Je ne suis qu'une simple mortelle. Je te parle de cœur,Tu me parles d'algèbre et de choses qui me dépassent…soit, puisque tel est ton désir, tu partiras Sans moi vers la province du Sud. Page 216&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une belle reflexion sur l'amour et la vie.(quoique un peu pessimiste)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La medecine,c'est beau, on ne le dira jamais assez!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-3919582280022983380?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/3919582280022983380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=3919582280022983380' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/3919582280022983380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/3919582280022983380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2007/03/medecine-de-lmemedecine-du-corps.html' title='medecine de l&apos;âme...medecine du corps'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-6628596461536039196</id><published>2007-03-10T13:19:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:12:04.313Z</updated><title type='text'>une nouvelle brise souffle par ici</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.u-blog.net/mangeurdecigogne/img/cigognesenvol.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.u-blog.net/mangeurdecigogne/img/cigognesenvol.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'on dit souvent qu'une absence, une retraite est une occasion pour mieux renaître, ou marquer une presence,"errance" reprend, avec un nouvel esprit, un nouveau concept,mais surtout un nouveau souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous,chers acteurs et actrices de la blogoma y êtes pour beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques mois "d'exil" volontaire, loin de toute vie active et sociale réelle ou virtuelle m'ont permis de me ressourcer,retrouver l'inspiration à partir d'une nouvelle vision de la vie ,de moi-même, de prendre un nouveau départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un certain moment, l'écriture ne m'interéssait plus vraiment, ou venait en second plan dans mes préoccupations , non par choix, mais par obligation et concours de circonstances.&lt;br /&gt;Il faut dire que je n'ai pas supporté être loin des livres et des mots,que je ressentais chaque jour une très grande frustration , j'ai envie de m'exprimer à nouveau , les quelques instants que je consacrais à surfer de blog en blog m'ont fait constater combien la blogoma a évolué , la blogoma est une inestimable mine d'artistes et d'intellectuels et j'ai à nouveau envie de participer à cette dynamique conviviale, de tendre mes voiles moi aussi sur l'océan , j'ai vraiment été ébloui par la richesse de certains blogs et donc je ne veux plus qu' "errance" se limite à mes modestes productions littéraires , je veux qu'il devienne ma tribune,et ma fenêtre sur vous!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'ai essayé de relooker ce blog ( le résultat n'est pas fameux fameux,je sais , :)) ) , j'ai pensé aussi à le rebaptiser ; mais finalement je trouve que l'errance reste toujours mon état d'esprit, certe il ne s'agit plus d'une fatalité , ou d'une quête de soi ou recherche d'alternatives , il est question d'une philosophie que j'ai adoptée ; j'ai appris à considérer l'aspect positif de l'errance des pensées et des reflexions , celle qui permet d'aller vers l'autre , de voguer , de chercher d'autres horizons ,se réinventer , d'apprendre ,vivre , vivre, vivre, cent vies dans la vie...rien que par la puissance de l'esprit. &lt;br /&gt;J'ai mûri !!!!????&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remercie ceux et celles qui ont continué à me lire, à venir chercher de mes nouvelles,mes campères de la blagoma qui se reconnaitront , je remercie énormément les nouveaux venus qui ont fait escale ici , je remercie ceux qui ont glissé un mot par ci par là sur mes anciens posts , je remercie ceux et celles qui m'ont écrit,et particulièrement celle qui m'a "sommer" de revenir , c'était pour moi un véritable plaisir , une chance de vous connaitre et de discuter avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aventure continue.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-6628596461536039196?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/6628596461536039196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=6628596461536039196' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/6628596461536039196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/6628596461536039196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2007/03/une-nouvelle-brise-souffle-par-ici.html' title='une nouvelle brise souffle par ici'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-116139007054246664</id><published>2006-10-20T22:28:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:11:41.471Z</updated><title type='text'>errance musique (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://artscad.com/A.nsf/OPRA/SRVV-66UTJ4/$File/G.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://artscad.com/A.nsf/OPRA/SRVV-66UTJ4/$File/G.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dans ce post , je voudrais célébrer un musicien,Paco de Lucia, le maître incontestable de la musique flamenca , ce monsieur me fait rêver depuis si longtemps, ses compositions ont toujours bercées ma vie,le son de sa guitare a fait partie de mon enfance.&lt;br /&gt;Quand j'écoute Paco de Lucia aujourd'hui, je voie Mathilda , ma " Tilda" , à coté de Lahcen dans ce vieux pick up Mitsubishi , "Tilda" fofolle et si rigide à la foie, qui m'obligeait à m'asseoir à la banquette arrière , et s'emparait d'un air directeur du radio cassette,"Tilda" qui mettait Paco malgré les protestations chaleureuse de notre chauffeur ,ardent admirateur de fatna bent lhoucin et raissa taba3mrant,le vieux Lahcen qui m'a transmis ce goût musical ,à travers les années,les voyages, et les kilomètres de route, "Tilda" qui demandait à Lahcen de rouler plus vite,encore plus vite, qui montait le son plus fort,très fort, et me faisait sortir la tête par la fenêtre,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"attrape le vent, attrape le vent", ne le laisse pas partir, il file entre tes cheveux,il file entre tes doigts ,attrape le vent"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tilda" qui jeunait le Ramadan par solidarité,"tilda" qui adorait se teindre les cheveux au henné ,"tilda" qui collectionnait les lapins en peluche,"tilda" qui classait à merveille les dossiers ,"tilda" qui portait souvent un pull over en laine rouge,"tilda" qui ne vivait que pour ses plaisirs... tante "tilda" qui m'a fait découvrir Paco de Lucia!&lt;br /&gt;Quand j'écoute sa musique, je voie Imane avec sa robe de gitane que toute les filles enviait, y compris moi même, Imane qui m'avait promis de me la prêter un jour, sa robe petit-pois rouge, cerf-volant, au miles volants, pour que je puisse m'envoler haut, très haut, Imane est parti, et moi j'ai grandi, la robe s'ennuie seule, mais Paco de Lucia est là...&lt;br /&gt;Quand j'écoute sa musique je me vois au nord, avec le bleu à l'infini, et ce chocolat de contrebande qui me donnait des irruptions, je vois cette queue interminable devant le vendeur de "churro", et le sable, et le sable, et l'or sous mes pieds! Je vois Chaouen, j'aime cette ville, innocente, hésitante, perchée entre ciel et terre, j’aime ses cafés.&lt;br /&gt;Quand j'écoute sa musique je rêve de Cordoue, de Séville, de l'Alhambra, de l'Alcazar, de ces fabuleux jardins, de ces pans de notre histoire, je rêve du jour où je les foulerai de mes pas, et là je pourrai peut être apprivoiser le vent de "tilda".&lt;br /&gt;Quand j'écoute sa musique, je ferme les yeux et des fois je pense à mes déceptions, la guitare me console, les vibrations des cordes caressent mes tympans, et les castagnettes dansent dans ma tête pour me redonner envie de les ouvrir, de respirer et de continuer.&lt;br /&gt;Souvent quand j'écoute Paco de Lucia, je rêve des petits bonheurs de la vie, je rêve d'enfants, de famille, de tendresse, de parents, d’amies et mon coeur mariné au sirop d'amour est si lourd, si lourd à porter.&lt;br /&gt;Quand j'écoute la musique de Paco de Lucia, je me sens légère et j'ai envie de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed id="radioblog_player_0" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" width="180" height="23" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" bgcolor="#ECECEC" flashvars="id=0&amp;status=maximize&amp;amp;filepath=http://www.mondovertigo.com/radio.blog/sounds/Paco de Lucia Al di Meola - Rio Ancho EXT.rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed id="radioblog_player_0" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" width="180" height="23" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" bgcolor="#ECECEC" flashvars="id=0&amp;status=maximize&amp;amp;filepath=http://feile.free.fr/radio/radio.blog/sounds/Mi Nino Curro_Paco De Lucia.rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed 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width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-116139007054246664?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/116139007054246664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=116139007054246664' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/116139007054246664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/116139007054246664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/10/errance-musique-2.html' title='errance musique (2)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-116095705752752221</id><published>2006-10-16T00:00:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:11:25.070Z</updated><title type='text'>errance musique (1)</title><content type='html'>&lt;embed type="application/x-shockwave-flash"  src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180px" height="23px"  bgcolor="#ECECEC"  id="radioblog_player_0"  FlashVars="id=0&amp;status=maximize&amp;filepath=http://nicole.valencot.free.fr/Al-Houda/gharbi/sounds/(marock ST) - Sad soul.rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash"  src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" 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href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/116095705752752221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/10/errance-musique-1.html' title='errance musique (1)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-116015407040520268</id><published>2006-10-06T16:51:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:10:59.198Z</updated><title type='text'>voilée</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/voil%3F%3Fe.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/voil%3F%3Fe.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       &lt;strong&gt;&lt;em&gt;-Voilée- Carmen Manno&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash"  src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180px" height="23px"  bgcolor="#ECECEC"  id="radioblog_player_0"  FlashVars="id=0&amp;status=maximize&amp;filepath=http://www.kkupark.com/radyo/radyo/sounds/Lhasa-Eldesierto.rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, un de ces jours sans matin ni nuit,&lt;br /&gt;Où les rêves prennent soudain forme, prennent vie&lt;br /&gt;Où remuent, se réveillent les folles envies, &lt;br /&gt;Et à jamais s’endort, se meurt l’infatigable ennui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous les jougs pesants  de l’aube naissant  &lt;br /&gt;Succédant aux hospices du défunt crépuscule &lt;br /&gt;Dans un désert infini au vide saisissant,&lt;br /&gt;Que le  ciel enveloppe de fastueux tentacules&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roumi le beau, Roumi l’esthète,&lt;br /&gt;Roumi l’aventurier,&lt;br /&gt;l'inventeur savant                                                             &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roumi  lancelot, Roumi le brave,&lt;br /&gt;Roumi le chevalier &lt;br /&gt;Le sauveur conquérant&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Explora les  bouts de ces contrées  perdues,&lt;br /&gt;Encore à sa mémorable mémoire inconnues &lt;br /&gt;Sillonnant, dévalant, sans  halte, sans nul repos &lt;br /&gt;Grattant le sable, traître toile, de ses pinceaux &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en lointains souvenirs se muent les traces&lt;br /&gt;D’un geste violent, une tempête, le vent efface  &lt;br /&gt;En cœur, des entrailles du désert faisant surface &lt;br /&gt;Les scorpions chantaient riant, raillant l’impasse &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses animaux, chameaux, chevaux d’acier et de fer,&lt;br /&gt;Avaient troublé la paisible quiétude de ces lieux .&lt;br /&gt;Et de ce même insolite élan, les rumeurs passagères &lt;br /&gt;Ont alerté voilée, la déesse régnant sous ces cieux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle apparut, sublime, majesté sans digne émule  &lt;br /&gt;Noyée, engloutie dans son océan de voiles, &lt;br /&gt;Dont les vagues, sur son gracieux corps, ondulent&lt;br /&gt;Naufragée, le pas agile, confetti d’étoiles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’œil miel, saphir, caramel, &lt;br /&gt;Planté sur les rives de sa peau couleur de dunes&lt;br /&gt;Hâle safran, senteur cannelle,&lt;br /&gt;Brillant des milles feux que les mortels adulent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilée s’approchât de roumi au teint livide, &lt;br /&gt;Croulant sous le charme de la belle numide &lt;br /&gt;Soudain il succomba, et rendit ses armes &lt;br /&gt;Dans un coffret, toutes les clés de son âme &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilée, errer dans ton royaume est fantastique aventure  &lt;br /&gt;Même magique, si angoissante est la mystique nature&lt;br /&gt;Vis, fleuris, éclate ces chaînes millénaires&lt;br /&gt;Renaît des décombres de tissus séculaires&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Souveraine de mes désirs, digne héritière maure des reines, &lt;br /&gt;De Nubie  et d’Egypte, je suis ton esseulé, enlève moi &lt;br /&gt;Que ce silence soit déchiré des résonances de nos émois&lt;br /&gt;Mon convoi, mes vivres,  belle, mêmes mes peines, &lt;br /&gt;Ensevelis les tous sous le sable brûlant de tes plaines &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intrépide aventurier, ici mon hôte,  noble Roumi &lt;br /&gt;Dont j’ai  longtemps ouie dire de l’immense génie &lt;br /&gt;Le silence pour ton serpent age est mon unique prix&lt;br /&gt;Ta sagesse n’en deviendra que des  plus accomplie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sache qu’au bon sens du temps, nul lien  ne survit&lt;br /&gt;Que les chaînes vétustes sont les sentiers de l’infini&lt;br /&gt;Sous le sable tu trouveras enterré le secret d’une trinité &lt;br /&gt;Ce secret est le chemin de  liberté, plénitude, éternité &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu cherches  sous l’épaisseur des plis, ou des voiles, &lt;br /&gt;La silhouette, le ravissement, les courbes d’une femme&lt;br /&gt;Tu ne trouveras derrière ces vapeurs ni femelle ni male &lt;br /&gt;Mais un esprit philosophe, florilège de pensées banales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La toile fait  éclore, jaillir l’essence de l’être, &lt;br /&gt;Donne une voix puissante, transcende le paraître&lt;br /&gt;Elle enchante et séduit, au subtile elle suggère&lt;br /&gt;Éveille les sens, bannit l’ennui surtout l’éphémère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au centre du monde, ton œil est ton cœur, &lt;br /&gt;Ta vérité est ton salut, et lui  l’éclaireur&lt;br /&gt;Dans le désert, les sans –cœur sont  aveugles impurs&lt;br /&gt; Le voyant, l’âme sage, s’extasie de la verdure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouvre toi à la communion de l’esprit,&lt;br /&gt;A sa pureté, à son langage&lt;br /&gt;Engouffre toi dans les ruelles de l’éternel, &lt;br /&gt;Loin des plaisirs volages&lt;br /&gt;Suis- moi, dans ta quête je serai douce compagne,&lt;br /&gt;Je descellerai une à une, les portes de ton âme&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-116015407040520268?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/116015407040520268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=116015407040520268' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/116015407040520268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/116015407040520268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/10/voile.html' title='voilée'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-115680255815867370</id><published>2006-08-28T20:49:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:10:31.596Z</updated><title type='text'>à Green</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/ptc19.0.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/ptc19.0.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                -le talisman bleu- Ahmed Cherkaoui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ton poème est magnifique,et il serait indigne et ingrat de ma part de le laisser errer au sein des commentaires,j'ai choisi de partager,à mon tour, le plaisir de le lire,et le relire , merci pour tes mots,et merci pour le partage,je me suis permis de l'accampagner d'une illustration,un tableau qui m'intrigue,j'éspère que tu apprécieras si tu es à nouveau de passage en ces lieux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                 &lt;strong&gt;Le Bonimenteur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon âme candide, un frisson idiot.&lt;br /&gt;Se plait, avide parleur d’être stupide.&lt;br /&gt;Poète à ses heures le cœur ballot,&lt;br /&gt;De ne s’étancher qu’en la cristalline peau,&lt;br /&gt;Des lèvres limpides de la belle numide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mes abysses ivres déferlent des mots.&lt;br /&gt;En quête unique de feuilles écrites,&lt;br /&gt;De lettres mortes charriées aux gré des eaux.&lt;br /&gt;D’océan de flots où dérive mon radeau,&lt;br /&gt;Vers ma sirène et ma baie interdite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A sillonner tour à tour de l’îlot&lt;br /&gt;Jamais je n’y jetterai mon ancre&lt;br /&gt;Pour gravir ses falaises en assaut&lt;br /&gt;Affreux destin de matelot,&lt;br /&gt;Sans vaillance et sans exploit pour les chantres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune vague à surmonter&lt;br /&gt;Aucun écueil où s’abîmer&lt;br /&gt;Héros perdu dans sa brume&lt;br /&gt;A chercher son étoile&lt;br /&gt;Il n’y a que le vent qui le hume&lt;br /&gt;Sans phare, dissipé dans les voiles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cela les eaux l’avaient su&lt;br /&gt;Dans l’orage le ressac n’a de cesse de conter&lt;br /&gt;Sur les plages et par devant les rivages&lt;br /&gt;Dans son chant morose et monotone &lt;br /&gt;La destinée des fous étourdis, éperdus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                                Green&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-115680255815867370?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/115680255815867370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=115680255815867370' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115680255815867370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115680255815867370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/08/green.html' title='à Green'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-115600182851299469</id><published>2006-08-19T15:27:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:10:01.262Z</updated><title type='text'>désillusion</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/illusion-desillusion.0.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/illusion-desillusion.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Bernard Noel - illusion _désillusion -&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : je ne veux plus écrire,et ne me demande plus pourquoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S' : pourquoi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : je ne sais pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S' : lâche, lâche, piètre joueuse, tu te recroquevilles encore, tu te caches derrière le paravent de tes mots, ta seule arme, même ennuyée des mots,  tu compte toujours sur eux pour te protéger&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : de qui, … de toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S' : de ton ego … tu me déçois…waw S, enfin tu as trouvé un adversaire à taille,… ton ego…as-tu peur de le briser,as-tu peur de l’humilier, as-tu peur d’une victoire cette fois, cet ennemi est si différent n’est-ce pas , tu es terrifiante, mais tu baisses si vite les bras, que je n’ai plus nul plaisir à suivre ta lutte , à t’observer,  tu ne t’acharne pas, tu ne sue pas, tu ne veux pas saigner,  ton combat est d’une telle mollesse...tu me déçois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : non, non, et non,…pas ce petit jeu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': pourquoi ne veux tu plus écrire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : désillusion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': et encore&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : désillusion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': c’est tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : oui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': pourquoi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S :  tout ce qui se passe, ces guerres, ces morts…ces images, cette violence…je ne veux plus continuer à  mentir, à me mentir, je ne veux plus continuer à parler des rossignols perchés sur les arbres, des coquelicots dans les champs, des sérénades de Roméo sous les fenêtres de sa Juliette ,  ça ne serre plus à rien , tu comprends N, aucune espèce d’utilité, je n’y crois plus…c’est tellement affreux, horrible, douloureux, vrai , que même le plus gracieux des mots ne réussira point à camoufler le paysage, maquiller la vérité , à créer l’illusion, rien, tu comprends…mes mots sont vides, creux,  insensés, mes mots me dégoûtent , ils sont fades, incolores, inodores, mes mots ne me font plus rêver tu sais ,que vais –je dire maintenant, ce que nous savons tous, dénoncer, me lamenter,  je ne veux plus parler des malheurs de ce monde, on s’en moque…le temps des silences est venu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': et alors&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : je me tais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': trop simple, tu n’es pas convaincante !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : je n’ai rien à rajouter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': tu me fais rire,  la guerre au Liban et l’indifférence générale t’ont donc tellement démotivée ! Pourquoi écrivais-tu  auparavant ? Pour la paix dans le monde ? Pour que les rossignols chantent mieux ? Ou alors était-ce pour quelque fortune ou gloire auxquelles tu aurais renoncé en solidarité avec ces belles libanaises ? Ah S , pour avoir vu des hommes et des femmes aux différentes couleurs je peux te dire que tu approuveras la moitié et renieras l’autre, que depuis que le monde est monde il ne s’agit que d’une course de rats. Que des espagnols aient massacré des aztèques, que des américains aient massacré des&lt;br /&gt;indiens, que des nazies aient massacré des juifs, que des turcs aient massacré des arméniens ,que des anglais aient massacré des indous, que des français aient massacré des algériens , et que de ton vivant, des russes aient massacré des russes, des irakiens aient massacré des chiites, des serbes aient massacré les bosniaques,  des hutus aient massacré  des tutsis. Ne savais-tu donc pas tout cela ou est-ce les libanais que tu aimes tellement ? Ou alors attends-tu la fin de cette guerre pour te remettre à louer la beauté, parce que cela convient mieux en temps de paix ? Ton silence est ta solidarité ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : c’est tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': c’est beaucoup&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : (sourire) c’est trop difficile pour toi , il s’agit de moi , et en « moi »,  tu n’es que novice, a- tu compris qu’il s’agit de moi S', as-tu compris que je ne veux plus être ce que je suis, que je ne veux plus continuer à vivre dans la quête de l’illusion , que je ne veux plus faire vibrer mon utopie par les mots, ce dont je parle n’existe pas, rendons-nous à l’évidence, la beauté, la bonté, la justice,l’égalité, la fraternité,  l’innocence , la liberté , la pureté, la paix,  sont de belles utopies,… tu ris,…  on le savait ,… je sais, la différence est que maintenant , on a  plus le droit d’en rêver tellement c’est absurde, c’est ridicule…S', on tue l’enfant S', tu comprends, on tue l’enfant, et moi je veux  tuer celui qui végète en moi, je veux l’étouffer, l’assécher, c’est lui qui écrit, qui s’invente ses mots, ses phrases, son monde idéal…je ne veux plus que mes mots vernissent ce que je vois , je veux devenir une brute pour vivre dans ce monde de brutes et ne pas me laisser écraser comme un minable insecte, je ne veux plus cultiver ma sensibilité, la laisser fleurir ici et s’épanouir, j’ai découvert que c’est une plante vénéneuse , alors j’ai trouvé dans le silence le plus noble des poisons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S' : c’est tout...se radicaliser, c'est ça ta solution!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : oh S', j’ai écrit, j’ai crée, tout un monde virtuel , je suis parti à la recherche d’autres spécimens de ma race, les écoeurés, les dégoûtés ,  les esthètes , ceux qui veulent se noyer , se soûler  dans les mots, loin de la réalité, ceux qui trouvent que ce monde comme il est n’est pas assez bien pour eux, n’est pas digne d’eux ,  ceux qui sont conscients qu’ils sont trop supérieurs pour accepter d’y vivre, ceux qui valorisent les valeurs, qui rendent précieuses et glorieuse les causes, qui se donnent la peine d’y croire malgré tout , ceux qui réfléchissent, ceux qui veulent rêver…même en virtuel , je les ai tous invités à en faire partie , une île sur la toile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S' : et là que tu les a trouvés, tu les abandonnes, tu les chasses, tu fuis&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S :  j’ai trouvé le réel en miniature, j’ai trouvé les bons, les droits, les sages ,  les sincères , les intellos, les intelligents, les progressistes,  les bons joueurs, les bons farceurs, les drôles,les esclaves des mots, les fanatiques de l’illusion, ces beaux rêveurs, ces excellents mélomanes, des artistes, et  les audacieux, les hardis, j’ai trouvé  les hypocrites , les voleurs , les singes , les perroquets, les pitres, les superficiels, les frimeurs, les assoiffés de gloire , les fous, les trop sérieux, les m’as-tu vu , les m’as-tu lu , les prétentieux, les donneurs de leçons, les faux poètes , les faux journalistes, les faux docteurs, les faux libres , les faux engagés, et les apprentis terroristes, les bébés obscurantistes  …mais rien de bien méchant…et tous très joyeux , j’ai su que l’écriture n’est pas le propre , l’insigne, le blason de ma race ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': et toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : moi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S' : où es – tu dans tout ça, où te situes-tu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : au carrefour, désorientée, déboussolée,  moi je suis un peu de tout ça , je ne suis personne et je suis tout le monde, je n’ai aucune étiquette, mais sur mon dos , tu peux coller toutes les étiquettes , en fait finalement, ce que j’ai eu c’est une imperfection atténuée du monde, moins aigue, moins dure, moins vulgaire , plus supportable,plus douce, plus esthétique pour m’exprimer comme tu aime, ce que j’ai eu c’est le reflet de mon imperfection…un écho…ce que j’ai su, c’est que je fais partie du système et que je contribue à ériger ce système que je fuis, ce que j’ai su, c’est que je suis dans un tourbillon auquel il est impossible de faire face !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': tu es l’incarnation de cette imperfection tu sais, tu es la coupe où se mélange le tout, et ta manie de juger, évaluer, remettre en question, le tout, à commencer par toi-même m’énerve… ah …ce que tu oublies vite…te rappelles tu ce que tu m’as dit un jour en riant, avec assurance, pourquoi écrire ?  Pour s’exprimer, pour partager avec les autres  des mots et des maux,révéler la beauté là ou elle est cachée, trahir l’authentique, le dépoussiérer, l’astiquer et l’exposer fièrement comme un magnifique objet d’art , gratter la rouille , le rendre luisant, scintillant,   rendre le banal magique et le beau formidable, exorciser ses peines et ses doutes, libérer ses pensées. Waw avais-je pensé, envoûté par ta voix,  un être supérieur, T’en rappelles-tu, de tout ceci, tu disais que la poésie  réconcilie les cœurs, la sensibilité aide les paumés, le verbe est un don de dieu, le pouvoir de mélanger le miel au beurre, et qui es tu pour interdire le rêve, qui es tu pour te priver du rêve ! Enfin, aurais-tu perdu la foi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : non, ma foie est bien plus grande que moi, elle me dépasse, elle est si profondément enracinée celle là, la désillusion n’y peut rien, je ne crois plus en la force du mot, c’est tout&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': Ce que je vois, c’est qu’il te manque un ingrédient essentiel : ne pas se prendre au sérieux, arrête de prendre au sérieux des choses qui ne le méritent pas, arrête de te prendre au sérieux, papillonne, prends du plaisir à ce silence vivant dont parle ce cher suédois que tu n’aimes pas. L’écriture en est la forme ultime.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Mais où est maintenant la forêt où l’être humain puisse prouver qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l’instant que je le fasse à l’intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n’ai rien à opposer que moi-même  mais, d’un autre côté, c’est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui&lt;br /&gt;construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant. » &lt;br /&gt;Crache ta désillusion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : et l’ennui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S': tu ne sais pas cracher, alors apprends à le faire, ça te permettra de te débarrasser de l’ennui pour un moment !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S : (sourire) : soit&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-115600182851299469?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/115600182851299469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=115600182851299469' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115600182851299469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115600182851299469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/08/dsillusion.html' title='&lt;em&gt;&lt;strong&gt;désillusion&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-115037592765885675</id><published>2006-06-18T12:50:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:09:10.746Z</updated><title type='text'>le temps des silences</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/Sans%20titre.1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/Sans%20titre.0.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aujourd’hui c’est le temps des silences&lt;/strong&gt;, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi sur ce banc je m’abreuve des silences, aujourd’hui c’est le temps des silences, je tire de mon sac un miroir, losangique, au cadre d’ivoire, je contemple, et je m’apprête à accueillir les plaisirs défendus,les souhaits entretenus,un rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aujourd’hui c’est le temps des silences&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi je voudrais t’entendre rire,je voudrais suspendre sur tes lèvres un croissant de lune,le renverser et bien l’aplatir, je voudrais planter dans tes pupilles des rayons de soleils, et de petits astres couleur vermeil , je voudrais napper tes cils d’un sirop bleu azur, qu’il dégouline dans chaque échancrure, je voudrais semer sur ton corps de la poudre d’étoile,et des grains de neige de la blancheur des voiles, je voudrais fendre tes cheveux d’un oeuillet, d’ une jonquille, pendre à ton cou un collier de coquilles , je voudrais t’habiller d’un velours de nuages, cintrer ta taille par des roses en corsage, y épingler des clés de sol , de fa , dans le creux de ta main, dessiner un  panda !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aujourd’hui, c’est le temps des silences&lt;/strong&gt;,&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi je voudrais t’accrocher des ailes en carton , t’enlever de ce monde de glace,  t’emmener sur la place, glisser sur un arc en ciel, en jouant des timbales, puis te conduire au bal ,  te faire valser,danser , le tango, la rumba, le paso , la salsa , que tu te libères de mes bras, que tu tournoies, en pirouettes, girouettes, que tu redeviennes gamine, et que je puisse t’acheter de la barbe à papa , je voudrais que tu devienne folle enfin , que tu chantes , que tu joues , que tu farces , que tu m’accompagnes sur un tapis volants, que tu me racontes tes secrets affriolants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aujourd’hui c’est le temps des silences&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi je voudrais te choisir un autre jour, remonter le temps, restituer ton enfance, ton adolescence, laver dans chaque coin les débris de souffrance, effacer tes minables peines, éponger les ridicules tourmentes, sécher de mes mains les imbéciles soucis, et te laisser savourer  ta gloire, déguster chaque bouchée de ce bonheur chocolaté, le garder longtemps sous ta langue avant de l’avaler, et surtout intensément t’en délecter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aujourd’hui  c’est le temps des silences&lt;/strong&gt;,&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi je me laisse gagner, rattraper, éteindre, consumer par les braises du silence, ce sont mes cendres qui te parlent, ne m’implore plus, ne me supplie plus, en moi, n’est puissante que l’impuissance. Demain, coulera dans tes veines la terrifiante mixture, dont le terme savant est chimiothérapie, sur toi, paraîtra haillons, la plus belle des toilettes, la plus somptueuse des parures. Demain, tu auras mal, tu seras vulnérable, chauve, laide, pâle, maigre, tu n’auras plus de jambes pour sautiller, plus de voix pour piailler, mais sache valeureux, doux reflet que ce supplice est nécessaire pour garder un souffle de vie, des restes de splendeur, un battement de cœur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Demain c’est le temps des silences&lt;/strong&gt;,&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi je n’ai plus la force, le courage de vouloir, je ne peux que te gratifier d’un affectueux baiser d’adieu, en souvenirs des anciennes réjouissances, oui demain c’est le temps des silences, dis , doux reflet , quand reviendras – tu,  sur ce banc, sous ce réverbère, sur ce miroir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash"  src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf"  width="180px" height="23px"  bgcolor="#ECECEC"  id="radioblog_player_0"  FlashVars="id=0&amp;status=maximizeundefined&amp;filepath=http%3A%2F%2Fjo.guillerm.free.fr%2Fradio%2Fsounds%2FCesaria+Evora-Tiempo+Y+Silencio.rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-115037592765885675?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/115037592765885675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=115037592765885675' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115037592765885675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115037592765885675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/06/le-temps-des-silences_18.html' title='le temps des silences'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-115040892273395730</id><published>2006-06-16T09:59:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:08:35.162Z</updated><title type='text'>waw...waw...waw</title><content type='html'>&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" FlashVars="id=-1&amp;filepath=http://www.radioblogclub.com/listen2?u=2wLzRmb192cvc2bsJmLvlGZhJ3LyZmLlVmcm5SezB3byVXZu1Wdy9mZ/nina%2520simone-Feeling%2520Good.rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;" &gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                             Birds flying high &lt;br /&gt;                             you know how I feel &lt;br /&gt;                             Sun in the sky &lt;br /&gt;                             you know how I feel &lt;br /&gt;                             Reeds driftin' on by&lt;br /&gt;                             you know how I feel &lt;br /&gt;                             It's a new dawn &lt;br /&gt;                             It's a new day &lt;br /&gt;                             It's a new life for me &lt;br /&gt;                             And I'm feeling good &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                             Fish in the sea &lt;br /&gt;                             You know how I feel &lt;br /&gt;                             River runnin' free &lt;br /&gt;                             You know how I feel &lt;br /&gt;                             Blossom on the tree &lt;br /&gt;                             You know how I feel &lt;br /&gt;                             It's a new dawn &lt;br /&gt;                             It's a new day &lt;br /&gt;                             It's a new life for me &lt;br /&gt;                             And I'm feeling good &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                             Dragonfly in the sun &lt;br /&gt;                             You know what I mean &lt;br /&gt;                             Butterflies all havin' fun &lt;br /&gt;                             You know what I mean &lt;br /&gt;                             Sleepin' peace when day's done &lt;br /&gt;                             That's what I mean &lt;br /&gt;                             And this whole is a new world &lt;br /&gt;                             And a gold world for me &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;                             Stars when you shine &lt;br /&gt;                             You know how I feel &lt;br /&gt;                             Scent of the pine &lt;br /&gt;                             You know how I feel &lt;br /&gt;                             Yeah, freedom's mine &lt;br /&gt;                             And I know how I feel &lt;br /&gt;                             It's a new dawn &lt;br /&gt;                             It's a new day &lt;br /&gt;                             It's a new life for me &lt;br /&gt;                             And I'm feeling good&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-115040892273395730?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/115040892273395730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=115040892273395730' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115040892273395730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/115040892273395730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/06/wawwawwaw.html' title='waw...waw...waw'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-114934961897878370</id><published>2006-06-03T15:41:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:05:32.881Z</updated><title type='text'>inconnue</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/veniseinconnuecmanno.1.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/veniseinconnuecmanno.1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Venise inconnue - Carmen Manno -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qui es- tu?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Des lointains abysses de ton âme;&lt;br /&gt;S'élevait une ténébreuse cantique&lt;br /&gt;Se drapant d'un voile de flamme;&lt;br /&gt;Elle sourdait tel un chant gothique&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qui es-tu?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Délicieuse sensation, plaisante tentation&lt;br /&gt;De t'abandonner à ta souffrance ,&lt;br /&gt;Se réjouir de mon insolence&lt;br /&gt;En ce plein et magnifique désarroi ,&lt;br /&gt;Sentir toute la puissance de l' offense&lt;br /&gt;Hélas,il subsiste toujours,aux tréfonds d'une femme&lt;br /&gt;Quelque part dans les moisissures de ses âmes&lt;br /&gt;Un quart de pitié,un brin d'indulgence;&lt;br /&gt;Contre la torture,une certaine répugnance&lt;br /&gt;Ainsi vint le temps de miraculeusement t'offrir,&lt;br /&gt;En te laissant tout simplement découvrir&lt;br /&gt;Dans tes tumultueuses abîmes mêmes,&lt;br /&gt;A la fragile,la vaine;la bête question ,&lt;br /&gt;Les milles,uniques affirmations...&lt;br /&gt;...Oui,...ces lourdes révélations...&lt;br /&gt;Et de ton désappointement,malicieusement&lt;br /&gt;Se réjouir , de cette noble douleur , s'orgueillir&lt;br /&gt;Eh, toi ,l'homme,qui de sa voix grave,entonne&lt;br /&gt;Sans cesse;sous ces cieux sereins,la fatigante litanie&lt;br /&gt;Shut... Voici,...voilà...ma réponse...&lt;br /&gt;Je suis la gardienne de tes sens&lt;br /&gt;Cette fleur,qui pousse, dans les cavités de ton coeur&lt;br /&gt;Que tu arrose,délicatement,de la pourpre liqueur&lt;br /&gt;Qui s'éclot,et t'enivre ,de ses enchanteresques senteurs&lt;br /&gt;Affolé,tu te pâmes,tu te perds,dans cet univers de fraîcheur&lt;br /&gt;Je suis cette lettre sensuelle,qui , se déhanche,&lt;br /&gt;Frivole, fatale , sous l'encre de ta plume&lt;br /&gt;Je suis cette banale voyelle , qui te lacère la gorge&lt;br /&gt;Jusqu'au sang , jusqu'au rhume&lt;br /&gt;Je suis cette larme sentinelle , qui te martèle l'oeil,&lt;br /&gt;Qui te pique , sans nul enclume&lt;br /&gt;Que tu ne veux point laisser couler,car de ta majesté,&lt;br /&gt;Subtilement, elle te déplume&lt;br /&gt;Je suis cette goutte de sueur perlant sur ta tempe,&lt;br /&gt;Les mélancoliques matins de brume&lt;br /&gt;Je suis ton ombre,si frêle,légère,mais qui te colle&lt;br /&gt;Comme la plus ancestrale des coutumes&lt;br /&gt;Je ne suis qu'une méchante sangsue&lt;br /&gt;Qui sous les apparences d'une nymphe,odalisque,fée&lt;br /&gt;Te pompe goulûment,.. La vie... sans retenue&lt;br /&gt;Je suis...je suis...je suis...tellement&lt;br /&gt;Que je ne m'en souviens plus&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-114934961897878370?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/114934961897878370/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=114934961897878370' title='19 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114934961897878370'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114934961897878370'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/06/inconnue_03.html' title='inconnue'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>19</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-114634214632843524</id><published>2006-04-29T19:41:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:05:00.395Z</updated><title type='text'>feelings</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/N??nuphars.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/N%3F%3Fnuphars.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a des moments dans la vie particuliers&lt;br /&gt;Il y a des moments dans la vie où vous sentez,comme ça où vous arrivez à un carrefour crucial, il y a des moments charnières, où vous vous rendez compte que vous êtes en train de tourner la page,que vous devez céder la place à un autre vous pour prendre les rennes de votre existence,il y a des moments comme ça ou vous jettez un coup d'oeil à votre passé,ou vous vous baladez dans votre ville natale, pour voir que la maison où vous êtes né a laissé place à un immeuble cinq étages,que la clinique où vous avez poussé votre premier cri sera démolie à la faveur d'un gigantesque proget hôtelier,où vous déplorez ces miettes de votre mémoire d'enfant qui s'effritent; ou vous rentrez tranquillement chez vous,là ou il y a cette couleur ocre qui vous rassure tant, où vous vous dirigez spontanémment vers la mer,dans cette ville sans mer,mais vous,seul,dans ce coin,près de ce bassin d'eau,vous percevez toute la grandeur de l'océan,et vous vous sentez déjà tellement vieux du haut de vos 23 ans,ces instants là ou vous commencez déjà à imaginer vos 30 ans,vos 50 et vos 70ans.ces moments là où vous allez quitter définitivement les bancs d'une faculté,certains de vos amis,de vos connaissances,où les routes se séparent,où des milliers de scènes,de souvenirs se bousculent dans votre petite tête,et vous sentez cette chaleur qui monte en vous,vous êtes fière de vous,de votre jeunesse,de votre beauté,de votre brillance d'esprit,vous êtes heureux,malgré cette angoisse qu'il y a en vous,cette crainte de la responsabilité,des charges,que vous allez devoir assumer dorénavant.Une fenêtre est entrouverte,vous faites appel à tous vos dons de voyance,de clairvoyance pour essayer de tracer votre destin futur, exténué,vous baissez les bras, laissez tout au hasard; et vous terminez par des espérances !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-114634214632843524?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/114634214632843524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=114634214632843524' title='30 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114634214632843524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114634214632843524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/04/feelings.html' title='feelings'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>30</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-114426452974112145</id><published>2006-04-05T18:57:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:04:13.260Z</updated><title type='text'>à toi</title><content type='html'>&lt;a href="http://laelew.canalblog.com/images/Bougie.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://laelew.canalblog.com/images/Bougie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#3366ff;"&gt;Fadi,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;je tenais à te rendre un dernier hommage, ici.&lt;br /&gt;Tu es le bloggeur qui a eu le plus d'impact sur moi, qui m'a vivement encouragé au tout début de cette aventure, et c'était pour moi, à chaque fois, un réel plaisir et honneur de correspondre avec toi à travers ce blog, aujourd'hui,tu nous as quitté, pour un monde meilleur, peut-être celui dont tu rêvais, brave citoyen, patriote, soucieux du devenir de ce pays,et des maux de cette jeunesse, en tout cas, tes idées , cet esprit Fadi illuminera toujours la blogma.&lt;br /&gt;Adieu&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-114426452974112145?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.blog.ma/veppe/' title='à toi'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/114426452974112145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=114426452974112145' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114426452974112145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114426452974112145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/04/toi.html' title='à toi'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-114376122753735220</id><published>2006-03-30T23:10:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:03:41.836Z</updated><title type='text'>dernier espoir</title><content type='html'>&lt;a href="http://hawaiinei.free.fr/spgm/gal/kauai/paysage/hawaii_kauai_011.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://hawaiinei.free.fr/spgm/gal/kauai/paysage/hawaii_kauai_011.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Il est un arbre au cimetière&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Poussant en pleine liberté, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Non planté par un deuil dicté, &lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Qui flotte au long d'une humble pierre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Sur cet arbre, été comme hiver,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Un oiseau vient qui chante clair&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Sa chanson tristement fidèle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Cet arbre et cet oiseau c'est nous :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Toi le souvenir, moi l'absence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Que le temps - qui passe - recense... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Ah, vivre encore à tes genoux !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Ah, vivre encore ! Mais quoi, ma belle,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Le néant est mon froid vainqueur... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Du moins, dis, je vis dans ton coeur ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#666666;"&gt;Paul Verlaine (1844-1896) : Le livre posthume&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-114376122753735220?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/114376122753735220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=114376122753735220' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114376122753735220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114376122753735220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/03/dernier-espoir.html' title='dernier espoir'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-114124203366072985</id><published>2006-03-01T19:35:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:03:05.431Z</updated><title type='text'>Scott (3)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/hello/163/6338/640/exode.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/hello/163/6338/640/exode.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;em&gt;l'éxode&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; - &lt;a href="http://http://www.luniverscomp.blogspot.com/"&gt;Samab&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet homme m'inspirait de la méfiance, je ne comprenais absolument pas comment on pouvait être aussi désinvolte, et sérieux à la fois. je voyais en Scott,en l'humour de Scott,en l'errance de Scott,un homme qui traite la vie comme un Monopoly,qui se joue d'elle comme elle se joue de lui,mais j'étais aussitôt surpris par ses idées .Mon professeur était un adepte de l'apprentissage ludique,un jeu,appelle une citation,qui initie un débat,nous essayions au début d'exprimer nos opinions en anglais,mais les discussions s'enflammaient rapidement ,que l'anglais aille au diable,un marocain sur ces nerfs,dans les quatre coins de la planète,parle toujours en Darija,quelque fois,l'égyptien prenais le dessus,pour que Scott puisse bien suivre la discussion. Ce monsieur s'arrangeait toujours pour centrer le débat sur de grandes questions existentielles, spirituelles, sous prétexte de partager ses plaisirs de lecture" soufi", certaines de ses citations trotte encore dans mon esprit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« on ne peut créer l'intuition intellectuelle là où son absence est dans l'essence de l'individu, mais elle peut être actualisée là où son absence n'est qu'accidentelle, sans quoi il serait insensé d'en parler. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Il est possible que des intelligents acceptent l'erreur, il doit être possible également que des naïfs acceptent la vérité. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« L'intelligence n'est belle que quand elle ne détruit pas la foi, et la foi n'est belle que quand elle ne s'oppose pas à l'intelligence. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement à cet engouement pour le soufisme, il développa une sainte horreur pour la psychanalyse, les théories de Freud, qu’il trouvait complètement farfelues, ayant comme dessin sournois de noyer Le repère, aller savoir pourquoi !&lt;br /&gt;Le repère, ce mot était présent en filigrane dans le discours de Scott, sans qu’il réussisse à en donner une claire définition, c’est pour lui un magma de valeurs, d’idées, de croyances fixes, qui doivent épargner à la personne toute gymnastique intellectuelle à propos de sa vie, du pourquoi des choses, qui doivent la guider, lui dicter une conduite, mais ce que Scott cherchait, c’était la nature du repère !Scott se rendit dans les zaouïas Tijania, et Boudchichia, il était en cours de conversion à l'islam.&lt;br /&gt;Ce grand blond aux yeux bleu azur, au regard enjoué joueur, avec ce blue - jean étriqué qui donnait l’impression d’avoir mené toutes les grandes guerre de ce monde, ce sac à dos vert qui ressemblait à une caverne d’Ali Baba, d’où s’échappait à chaque séance un objet mystique, une pipe, du swak ou un rasoir électrique, car Scott se rasait toujours en classe, il n’avait pas le temps de le faire ailleurs ! Cet homme était l’objet de ma curiosité, mon amitié avec Scott, nos grandes conversations, nos querelles d’opinion, m’ont permis de mieux me comprendre, de savoir que moi j’avais ce grand trésor que Scott convoitait goulûment, Le repère, quatre vérités toutes simples, bien faites, bien ancrées dans ma petite tête, qui tracent jusqu’à ce jour mon chemin de vie, et qui font que je n’ai jamais eu la moindre envie de changer mon nom, mon style de vie,mes principes, ma foie,ou même de quitter Fez, mon antre.&lt;br /&gt;Grâce à Scott, je suis devenu conscient de l’importance de l’héritage, de toutes ces accumulations de réflexions que nous ont légué nos ancêtres, cette pensée qui a évolué, a été affinée au fil des siècles. Grâce à Scott j’ai réalisé l’importance de la valorisation du passé, et le danger de rester prisonnier du passé, grâce à Scott,j’ai senti l’intérêt qu’il y a à aller vers l’autre , car enfin,peut-on vivre sans l’autre,et l’autre peut-il vivre sans nous !&lt;br /&gt;Scott a quitté le Maroc, voilà deux ans, avant de partir, nous déjeunâmes ensemble, chez moi. Il prévoyait de rentrer définitivement aux états- unis, il avait passé quatre ans à Fez, où sa dent de sagesse a brusquement fait irruption, disait-il en riant.&lt;br /&gt;Depuis, j’ai reçu deux cartes postales de lui, dont les timbres constituent les joyaux de ma collection, une de Djibouti, et une autre de chine, où il s’extasie de la sympathie des moines tibétains, il faisait grand cas du bouddhisme.&lt;br /&gt;De temps en temps, je pense à lui, et un sourire se dessine sur mes lèvres en imaginant Scott gourou d’une secte, Scott aura un jour ses scottiens, qui sait!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-114124203366072985?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/114124203366072985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=114124203366072985' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114124203366072985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114124203366072985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/03/scott-3.html' title='Scott (3)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-114097905232209002</id><published>2006-02-26T18:21:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:02:22.546Z</updated><title type='text'>Scott (2)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.tuaregexpeditions.com/images/fes_tannerie.JPG"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.tuaregexpeditions.com/images/fes_tannerie.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vue des tanneries de Fez&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman déboursa une coquette somme pour satisfaire cette nouvelle lubie, car Scott avait fait une promesse, le retour, à la raison, au pays est proche!&lt;br /&gt;une semaine à Casablanca fût suffisante pour qu’il s’en fasse une opinion,Scott se rendit compte tout de suite de la différence,cette ville n'a rien d'orientale, elle ne sent même pas l’épice,c'est une piètre reproduction de ces villes européennes,une parodie de l'occident,d'une tristesse,d'une sobriété étouffante,cette ville manque de joie,de couleur,d'originalité,de vivacité,cette ville nouvellement cosmopolite a perdu son identité,on dirait une de ces femmes de rue trop fardées, fanées, vieillies par les lumières des néons,qui déploie tellement de zèle pour séduire,mais qui n’attire plus personnes,des coques vides. Scott n'aime pas Casablanca. Les livres ne mentent pas, il le savait et donc il était tout naturel pour lui de quitter la blanche pour les villes impériales. Ce qu'il cherchait,c'était dans Fez qu'il le trouva,Scott aimait sentir ce poids de l'histoire,du passé,de l'intrigue, le sentir dans l’eau des fontaines qu’il boit, dans l'air qu'il respire, les étroites ruelles où il se promène,les murs où il s'adosse,sur ces silhouettes diaphanes qu’il croise. Il se baladait des journées entières dans l'ancienne ville, son appareil photo autour du cou, et photographiait des gravures, des arabesques , des portes, des enfants, des artisans auxquels il s'était facilement lié d'amitié. Ce qu'il admirait par dessus tout, dans Fez, c'était les mules, cette belle cohabitation entre l'homme et la mule. Je me rappelle encore de ses phrases si sérieuses, si élogieuses, à propos de cet animal.&lt;br /&gt;Il élut domicile dans la Médina, et commença à redonner des cours d'anglais. Durant cette période, il s'enticha à travers la poésie du Soufisme, il lisait les poèmes de Yunus Emre, appréciait la dimension qu'il donnait à l'homme, à dieu, et les faisait lire à ses élèves. En voici un qu'il affectionnait particulièrement:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si tu as brisé une fois un cœur&lt;br /&gt;Ta prière ne sera pas une prière&lt;br /&gt;Même soixante-dix-huit nations&lt;br /&gt;Ne pourront nettoyer tes mains et ton visage&lt;br /&gt;Si tu as réconcilié un cœur&lt;br /&gt;Si tu as aidé quelqu’un&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si tu as une fois fait la charité à quelqu’un&lt;br /&gt;Ce sera un sur mille, ce n’est pas peu&lt;br /&gt;Yunus prononce ces paroles&lt;br /&gt;Comme s’il mélangeait le miel au beurre&lt;br /&gt;Il vend sa marchandise Son poids est la substance, pas le sel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'étais un de ses élèves.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-114097905232209002?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/114097905232209002/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=114097905232209002' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114097905232209002'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114097905232209002'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/02/scott-2.html' title='Scott (2)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-114004697985183204</id><published>2006-02-15T21:00:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:01:18.693Z</updated><title type='text'>Scott   (1)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.art11.com/artistes/interview/georgeon/mak1.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.art11.com/artistes/interview/georgeon/mak1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Scott,de son vrai nom David Davidov,26 ans,fils de roman et Léa Davidov,juifs,russes, immigrés aux Etats- unis en 1948.Roman est un spéculateur connu à Wallstreet ,sa spécialité:le diamant ,sud-africain;angolais. David est son fils unique, il a reçu la meilleure éducation que puisse avoir un jeune américain de son âge, dans les meilleurs établissements scolaires, Léa y veillait méticuleusement. Tout le destinait à être un enfant prodige, un avocat, comme espérait son père, ou un architecte comme voulait sa mère.&lt;br /&gt;David était new-yorkais dans l'âme, à 20 ans, il décida, dans une grande révélation, de devenir citoyen du monde, se saisit de son paletot, direction, l'Irlande. David avait tellement lu et relu "autant en emporte le vent", était si fervent admirateur de Clarck Gable dans son rôle de "Rhett Butler", connaissait si bien Atlanta, qu'il voulait découvrir la magie des Highlands, palper de près la fougue de ce sang irlandais,et pourquoi pas,rencontrer sa Scarlett,aux yeux vert-jade, à la crinière rousse flamboyante, David était un romantique.&lt;br /&gt;Ce qui était sensé être une simple escapade de 15 jours, dura 7 mois,David sillonna, l'Irlande avec de nouveaux amis,David était en train de se découvrir, Scott était en train de naître, Scott,enterra David .Scott fit de la Bohême, sa devise,sa philosophie, il se convertit au protestantisme, comment, il n'accepta jamais de le dire,hasard,hasard,répétait il sans cesse. Mais Scott ne croyait pas au hasard, ni a la coïncidence, tout pour lui est volonté et désir d'être. Il était anarchiste, depuis toujours, il refusait les fatalités, le destin, les "c'est écrit","c’est comme ça", il refusait qu'on choisisse à sa place, qu'on impose ces choix, même pour son prénom, même pour sa foie.&lt;br /&gt;Scott lisait beaucoup, avait l'esprit rêveur, le goût de l'aventure, était à la recherche de sensations nouvelles, c'est pourquoi il s'envola pour un Safari au Kenya, il en gardait de formidable souvenirs et se hâtait de brandir ses photos en compagnie des rhinocéros et des Massaï, ou de commenter en une spectaculaire gestuelle la traque des lions, à chaque fois que l'occasion s'en présentait, c'est à dire à chaque fois que je le rencontrais.&lt;br /&gt;Il séjourna 4 mois au kenya, ses parents s'inquiétaient, Léa le sommait de rentrer, ses missives soufflaient une colère torrentielle,"enfin, David, nous n'accepterons jamais cette crise d'adolescence","Harvard veulent une confirmation", en vain.&lt;br /&gt;Léa n'a rien compris, pour Scott, le monde était plus gigantesque qu'Harvard, plus vaste que New- York, le monde était d'une étrangeté intéressante , et lui Scott y succombait,se régalait de la fantaisie des hommes .&lt;br /&gt;Il quitta le Kenya pour l'Egypte, oui, Scott était aussi un mordu des pharaons, du mythe. Déjà, à 10 ans il commença à déchiffrer ses premiers hyièroglyphes, à jeter ses premiers sorts par la force d’ Anubis, le dieu chacal, il avait dans sa chambre une jolie miniature des pyramides de Giseh qui ornait son bureau, il était fasciné par Chéops tout particulièrement. L'argent commença à lui faire défaut, ses parents utilisaient ce moyen en guise de pression,et Scott quitta son hôtel cinq étoiles ,pour une mansarde de la médina,en compagnie de deux amis anglais dont il ne parlait jamais.&lt;br /&gt;Scott n'aimait pas parler des autres, il se plaisait uniquement à parler de lui,à l'infini, il se portait une telle adoration,à la limite de l'idolâtrie,une grande curiosité,aimait surprendre,choquer,s'amusait du jugement que pouvait porter les autres sur lui,affirmait que tous ce qu'il faisait est par essence grandiose,fabuleux,en avait l'intime conviction. Quand, je tentais d'interrompre ses long récit par une question "innocente "sur ses compagnons, il esquivait la manoeuvre par un souriant"boy, honnêtement je ne sais pas,je n'ai jamais fais attention"alors qu'il était le plus fin observateur que j'ai connu jusqu'ici! Inutile d'ajouter que ses fréquentations féminines demeuraient, pour moi, du domaine de l'énigme et du mystère.&lt;br /&gt;Donc, Scott se retrouva dans l'obligation de chercher du travail, il trouvait l'idée ridicule, lui qui avait planifié depuis ses dix ans une vie tranquille à dilapider la fortune paternelle, il s'y résigna, et considéra la chose comme une expérience qui enrichira certainement sa légendaire existence, il commença à donner des cours d'anglais à la petite bourgeoisie du Caire.Il était enchanté par cette vie au Caire, cet esprit oriental, il se plaisait dans cette indifférence, cette jovialité des gens autours d'un narguileh, enfin ce laisser-aller si caractéristique. Ici, on se préoccupait peu du temps, pour le plus grand plaisirs de Scott. Scott était dans son élément. Bien évidemment il visitât le pays, le sud, Aswan, le Karnak, la vallée des rois,la mer rouge, Alexandrie,mais il préférait nettement la capitale.&lt;br /&gt;Il apprit l'Arabe, le dialecte égyptien plus précisemment. A Léa,il envoya une photo qui atténua sa colère,une insolite vue de toilettes turque,elle concéda que oui,ce trou était amusant!&lt;br /&gt;Mais au Caire, et dans les ruelles de l'ancienne ville, Scott s'encombra d'un vice,la collection. Il dépensait tout son argent dans l'achat de statuettes, d'insignifiants colifichets, et c'est grâce au propriétaire d'une de ces échoppes poussiéreuses et pittoresques qu'on nomme bazar qu'il eût ses entrées à Alazhar, où il fût très bien accueilli. Il appris à écrire l'arabe, s'intéressa même à la calligraphie, et pire commença à lire dans cette langue, de la poésie. Scott était devenu très populaire,on arrivait même à oublier que cela fait uniquement 3 ans qu'il est là,Scott était un exemple réussi d'intégration;et bien sur,quand vous êtes aimé des égyptiens,comme l'était Scott,vous êtes obligatoirement un grand supporter de leur équipe nationale de foot- ball,dont vous ne rater aucun « spectacle ». C'est en regardant un match de foot-ball, avec des amis, au café, qu'il entendit pour la première fois parler du Maroc et des marocains, et qu'il mastiquât ces délicieux calembours mielleux que les égyptiens savent si bien fignoler sur ce peuple. Scott, se documenta, bêcha dans les livres, et prit une capitale décision. Scott s'embarque pour le Maroc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-114004697985183204?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/114004697985183204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=114004697985183204' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114004697985183204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/114004697985183204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/02/scott-1.html' title='Scott   (1)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-113914132439532972</id><published>2006-02-05T11:26:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:00:37.838Z</updated><title type='text'>le café des délires</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/statue.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/statue.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le monde de l'oubli,et l'oubli du monde .&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un beau lieu de perdition.&lt;br /&gt;Le temple de la paresse, de la lassitude .&lt;br /&gt;Le gite du voyeurisme,de la médisance .&lt;br /&gt;Le refuge des désoeuvrés,des écoeurés,des dévergondés,des libertins,des grands sages , des têtes pleines,et même vides ; des anarchistes , des conformistes , des penseurs , des beaux parleurs , des grands prêcheurs,des saltimbanques,de ceux qui se nourrisent du regard des autres,des buveurs de paroles , de toute cette racaille qui peuple joyeusement notre jungle .&lt;br /&gt;Une loge au théâtre des hommes ,&lt;br /&gt;Mais , avant tout , là où je te vois, là où tu me vois peut-être.&lt;br /&gt;Voilà ce que représente pour moi ce café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais te parler de cette table,que tu connais si bien,elle est juste en face de toi, c'est de là qu'on t'observe le mieux, elle est ronde , travaillée en fer forgé ciselé de motifs fleuraux ,au mileu trône un cendrier blanc carré,en porcelaine,les chaises sont en rotin .&lt;br /&gt;une de ces chaises est toujours placée au même endroit,au carrefour de quatre tables,et jouxtant l'entrée du café. J'aime m 'assoir sur cette chaise,ainsi,je ne perds aucune des trois discussions.&lt;br /&gt;Je capte chaque mot,chaque soupir vient à mes oreilles sans le moindre effort.&lt;br /&gt;Ma table à moi est silencieuse, je veille toujours à être seul , pour mieux savourer cet instant d'oisivité.&lt;br /&gt;la première fois que je suis venu dans ce café,je tenais dans ma main un journal,tu sais un de ces papiers qui se targuent de te parler du monde et de ce qui s'y passe , bon , je m'assoie convenablement,je croise les jambes et je l'ouvre.&lt;br /&gt;Regard rapide sur les titres,les mêmes sujets,la Palestine,l'Irak,un mot sur la Tchétchénie,l'Iran,...,des déclarations fracassantes de simples mortels , et puis un digne représentant de cet éspèce qu'on appelle journalistes qui veux t'analyser le tout,t'expliquer les différentes stratégies, les enjeux, les dessous de tables,bref un tissu d'horreur et d' atrocités à te glacer le sang. Je survole la page économique,comme d'habitude,des actions qui montent,d'autres qui chutent, des courbes,des diagrammes à n'en plus finir, des bénéfices,des pertes,je saute vers la rubrique des faits-divers,des viols,des meurtres,des vols,le tout noyé dans des plages de publicité, "achetez,achetez, et ne faites que ça,achetez...".&lt;br /&gt;Au coin de la dernière page ,un poème, orphelin ,qui parle d'amour.&lt;br /&gt;Mais ce qui me passionne le plus c'est la rubrique nécrologique que je lis attentivement,je compare les différentes formules pour annoncer le décès,les photos, parfois je tombe sur des avis de naissance, glissés,mystérieuresement là.&lt;br /&gt;Finalement , il n'y a que cette rubrique qui change d'un numéro à l'autre,de nouveau noms,de nouvelles photos, d'autres expressions de tristesse,de regret ou de compassion,et la jungle qui s'en moque de ceux qui disparaissent ou de ceux qui viennent,qui continue à grouiller tranquillement.&lt;br /&gt;Je ferme énergiquement ces feuilles , et je t'aperçois.&lt;br /&gt;Sublîme, tu étais , tu sais,sublîme tu es toujours, et sublîme tu resteras.&lt;br /&gt;Comment peut-on être cruellement beau comme tu l'es, magnifiquement parfait,et ne pas s'en cacher,mais au contraire,l'exiber dans une royale indifférence,l'étaler avec cette grâce insouciante au regard des autres,comme seule toi sait le faire.&lt;br /&gt;Comment peut- on garder cette fière impassibilité , ignorer ce qui nous entoure,qu'il s'agisse de bien ou de mal , le défier avec ce regard placide,comme toi tu fais .&lt;br /&gt;Comment peut-on se placer hors du temps,en balayer les marques, échapper aux rides , en rire , par cette glaciale indifférence, comme toi tu fais,&lt;br /&gt;Comment peut-on crier d'une manière aussi insolente,et sans bruit _ "je suis là bande de sauvages" _ par sa simple présence, comme toi tu fais!&lt;br /&gt;Bénis sois - tu,&lt;br /&gt;toi qui fais face à l'ennui par l'ennui même,par la volupté d'être.&lt;br /&gt;Je suis illuminé,dorénavant moi aussi,je m'engage dans ce type d'existence, de résistance,dans cet égocentrisme épicurien ,je bannirai toute forme de reflexion,car rien ne pourrit l'atmosphère comme la reflexion, je renierai tout sentiment, je ne vivrai que pour moi,et que le monde autours s'écroule si il veut!&lt;br /&gt;j'ai admiré tes courbes, tes combrures, la netteté de ton corps ,j'ai sculpté dans ma mémoire chaque détail de ta volupté, l'ovale de ton visage, et ces boucles qui l'encadrent en désordre,et pour la première fois ce dégout,m'a quitté,j'ai même étais surpris de mon état,du fait que je sois encore capable de sensibilité à ta beauté,de m'en émouvoir malgré la lecture de ce journal.&lt;br /&gt;je suis revenu le lendemain pour te voir,puis le surlendemain,puis chaque jour...&lt;br /&gt;je reste là à te contempler,et nous dialoguons à travers notre silencce.&lt;br /&gt;Ce qui m'attire le plus en toi,c'est ton silence,rien ne m'est plus insuportable,rien ne m'es plus odieux qu'une femme qui parle.&lt;br /&gt;je n'aime pas les femmes qui pensent,celles qui ont une opinion,un avis,les femme intelligentes. Elles sont laides et ennuyeuses.Et en général,une femme qui commence à parler,ne sais jamais se taire.&lt;br /&gt;Un certain poète du nom de Beaudelaire a dit un jour:&lt;br /&gt;"Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste."&lt;br /&gt;idée à laquelle j'adhère complètement!&lt;br /&gt;des fois assi sur cette terrasse , je me demande si c'est moi qui observe le monde,ou si c'est le m0nde qui m'observe,si c'est moi qui me joue de lui,ou si c'est lui qui s'amuse de moi,et que ne fûs ma gêne quand un de ces jours,dans les trois tables on parlait de moi,et de ...toi...les gens trouvais bizzare mon attitude,j'étais le sujet d'ignobles plaisanteries,on y voyais des obséssions cachées,des frustrations... une autre preuve inconditionnelle de la bêtise humaine, à laquelle toi seule a su encore échapper!&lt;br /&gt;te regarder est un plaisir , te regarder est mon ultime plaisir ,pour moi,tu es la perfection incarnée.&lt;br /&gt;Alors,si on juge qu'aimer &lt;strong&gt;une statue&lt;/strong&gt; est anormal, et si le juge est à son insu le père de l'absurde et de la folie; je veux bien être anormal, je revendique ce privilège,et je m'en réjouis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-113914132439532972?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/113914132439532972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=113914132439532972' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113914132439532972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113914132439532972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/02/le-caf-des-dlires.html' title='le café des délires'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-113830768997677075</id><published>2006-01-26T18:47:00.000Z</published><updated>2008-03-27T20:00:11.024Z</updated><title type='text'>Double...JE</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/GirlMirror.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/GirlMirror.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.modjourn.brown.edu/mjp/Image/picasso/GirlMirror.32.jpg"&gt;Girl in front of Mirror (1932)&lt;/a&gt;, Pablo Picasso&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;c'est fini&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pénètre dans cette pièce,doucement ,j'en connais le moindre recoin,tous les reliefs,chaque parcelle de ce terrain accidenté,je ne devine pas,je m'avance guidée par mes pas,je contourne le canapé ou se prélassent des pantalons,des chemisettes, je caresse le dossier de la chaise,la table,j'allume d'un geste nonchalant la radio,et tout en marchant,je m'amuse du crissement des feuilles de papier que je piétine,des notes,beaucoup de notes,sur des cartons jaunes,verts,bleus et je butte enfin contre le lit,l'obscurité me rassure,m'apaise,je ne veux pas t'allumer lumière,je ne veux rien voir,ni ces vetements qui me collent toujours,ni ces meubles qui me connaissent trop,qui captent mes gestes,ma chaleur,mon souffle,mes mots ,ni ce plafond témoin de mes émois,de mes veillées,de mes sursauts,et surtout je ne veux pas me voir,je suis fatiguée de moi,j'ai besoin de l'oublier un peu,d'en prendre congé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste plantée là,emportée par une voie suave,celle de Nina Simone,et cette lourde pesanteur qui règne dans la chambre, je me dévide l'esprit en m'éforçant de penser à ne pas penser,puis vacille et me jette sur le lit,vaste,mou, je reste figée ,un moment...impossible,il y a toujours une de ces idées qui fait irruption,qui fuse je ne sais d'ou,qui veut s'imposer pour me rappeler à....moi...;tiens,je vais lire,ou est-il?Mes doigts flanent sur la commode,et j'empoigne ce roman de Fédor Dostoivski,le livre de toutes les incertitudes,"les frères Karamazov",il faut que je me lève pour tirer un peu les rideaux,les rayons du soleil m'attirent ,je me hasarde dans le balcon,il fait beau-chante Césaria,enchante moi-devant moi se dresse une célèbre tour qui acceuille sur son toit un nid de cigognes,la majesté de l'oiseau,si je n'était pas femme...j'aurais aimé etre cigogne,et errer,errer...du blanc au noir,au dessus de l'océan,survoler les continents,...si je n'étais pas femme...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon balcon,je contemple le spectacle des amours de la terre et du ciel,ce drame qui se joue chaque jour sous mes yeux avides,curieux,de l'etreinte du ciel à l'horizon,de la terre qui le supplie,et qui tend vers lui ses palmiers ,ses oliviers,le sommet de ses monts enneigés,qui lui fait miroiter moult délices,sans parvenir à le retenir,à l'atteindre,le ciel est ma^le,le ciel est toute la splendeur du ma^le assoiffé de liberté,d'iddylles passagères,il séchappe,la terre tente,s'accroche,s'obstine,se réinvente au fil des saisons,pour mieux séduire,mais en vain.&lt;br /&gt;oh la terre,à ta peine je compatis,et de ta misère,je m'afflige.&lt;br /&gt;Et soudain,me prend l'irrésistible envie de plonger dans la boite à merveille,sans hésitation,je saute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ou` est-tu?&lt;br /&gt;Tu te retrouves dans un long corridor,avec des portes arquées,des dessins hideux au murs,tu les reconnais,ç'est toi qui les a fait,ce que tu dessinais mal,des guirlandes en papier-crépon,des photos,une faible lumière,c'est la gallerie de tes souvenirs.&lt;br /&gt;Tu ouvres la première porte: tu vois une petite fille aux cheveux noirs frisés,aves une vieille femme,dans un jardin,une belle après midi de printemps,tu écoute le chant des grillons,elles sont assises aux pied d'un murier,avec autours des cyprès,des orangers,des abricotiers fleuris,des amandiers,la vielle femme sirote un verre de thé à la menthe,tes narines se delectent de son effluve,et dans ta bouche,te reviens ce fameux gout,que tu n'as plus retrouvé,et tu murmure: le thé de "lalla",la petite,elle,peint vraissemblablement une carapace,tu t'approches encore ,oui,oui,c'est bien une carapace:&lt;br /&gt;-"Dis lalla,la tortue,c'est une femme ou un homme"&lt;br /&gt;-"La tortue,c'est une tortue, à benti,un point c'est tout"&lt;br /&gt;-"Alors,la tortue,c'est pas comme la poule,et le coq"&lt;br /&gt;-"baraka men lbsala,et laisse moi boire mon thé tranquille,sinon,je le dis à ton père"&lt;br /&gt;-"mais lalla..."&lt;br /&gt;-"chouf,la peinture est en train de sécher,et ta tortue se fatigue,tiens mets un peu de jaune ici"&lt;br /&gt;tu recules,un sourire au lèvre,tu t'éloignes,ne les dérongeons pas dans cette paisible retraite,te dis- tu et tu resors par la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans le couloir,tu ouvres la seconde porte,et tu vois une fille,de 14 ans,au cheveux noirs frisés,sur un vélo,et dans sa main ,une belle gerbe de geranium,elle est accampagnée d'une autre gamine,elles rient,mais que se racontent-elles,elles se taisent dès qu'elles t'apperçoivent ,puisque tu les gènes,tu prefères te retirer,ce n'est pas interessant.&lt;br /&gt;Tu es devant la troisième porte,avant de l'ouvrir,tu entends de la musique,tu ouvres ,et tu observes quatre mains qui se baladent sur un piano,qui discuttent,se découvrent, se cherchent,se mèlent,se démèlent,s'enchevètrent,se séparent,dans une course infernale,des doigts qui s'écrasent, parfois avec une telle fureur,pour enfanter cette exquise symphonie,tu reconnais un bracelet,et tu voie la meme fille,l'air grave,de temps en temps,elle le regarde, lui,de temps en temps leurs regards se croisent,avec un sourir complice,tes pieds claquent sur le sol,tu as un désir fou de te jetter toi aussi sur ce piano.&lt;br /&gt;Tu fermes soigneusement la porte et tu t'en vas.&lt;br /&gt;La quatrième porte,celle-là ne veut pas s'ouvrir,tu tournes et retounes le poignet,elle ne cède pas,ton coeur se serre,un sentiment bizarre t'envahit,une certaine angoisse,tu glisse ta main dans ta poche et tu en retires une clé,la porte s'ouvre enfin,à tes yeux s'offre un spectacle désolant,une tombe,un lit d'hopital,les lamentations d'une femme,des objets,des visages,des scènes en vrac,comme dans un bazar,les fragments,ou les éclats d'une vie,tu es dans un tel désaroi,...Quoi,tu n'a donc pas oublié!...Tu t'enfuis,et tu cours dans le corridor, sans issue,sans fin,éssouflée,tu t'arrètes en halètant,et tu cries:"la porte,je n'ai pas fermé la porte",tu y retournes et tu la fermes, à double tour ,avant que ne s'en échappent un de ces mystérieux fantomes maudits, tu te débarasses de la clé,tu ne veux absolument pas te rappeler de son existence; et tu t'engouffres à nouveau dans le corridor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des doigts s'aventurent dans ma chevelure et en parcourent tous les dédales,toutes les rues,se promènent,labourent,ratissent,veulent saisir l'insaisissable:&lt;br /&gt;"tu t'es deja endormi,que tu es belle quand tu dors"&lt;br /&gt;"que tu es beau,quand tu me regardes,t'ai je dis que je raffole du chocolat amère"&lt;br /&gt;"non,jamais,je l'ai compris tout seul,mais...ou` as tu donc mis la clé?"&lt;br /&gt;"la clé!...de quelle clé tu parles...!"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-113830768997677075?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/113830768997677075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=113830768997677075' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113830768997677075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113830768997677075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2006/01/doubleje.html' title='Double...JE'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-113518067089715844</id><published>2005-12-21T15:33:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:59:38.915Z</updated><title type='text'>amnésia (première partie)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/dali.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/dali.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’aime ce tableau parce que j’aime les fantômes. C’est mon tableau préféré parce qu’il a un gros nez. J’ai choisi ce tableau parce qu’il est très étonnant.&lt;br /&gt;Salvador Dali&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;ELLe,et lui,quelque part ,un certain jour:&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;: tu as le don de me faire attendre,ces minutes ont été interminables&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui:&lt;/strong&gt; Eve&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;: Eve,...redis le encore une fois,celà fait 27 ans que personne ne m'a appelé ainsi&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui: &lt;/strong&gt;Eve&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt; : Ah&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui&lt;/strong&gt;: je peux m'assoir,je t'ai fait attendre,j'en suis désolé,je me suis oublié devant le miroir,à laquer mes cheveux,préparer mon discours,revoir les expressions de mon visage,je cherchais quelque chose,enfin une cravate,je ne l'ai pas trouvé.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;:comme au bon vieux temps!&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui&lt;/strong&gt;:comme au beau vieux temps,mais tout s'est volatilisé,peut-etre parce que je suis vieux,que ma mémoire me joue des tours...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;:peut-étre&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui&lt;/strong&gt;:Eve,Eve...je revis,je renais de mes cendres,ce que j'ai souffert,tu sais&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;:je sais&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui&lt;/strong&gt;:non tu ne peux pas savoir,tu ne peux pas savoir&lt;br /&gt;tu es la seule vérité,la seule chose de vrai&lt;br /&gt;tu ne peux pas imaginer la violence de ce combat que j'ai mené,pour survivre,etre libre,corps et ame,continuer à penser,tout bas,tout haut,la nuit,le jour,parler...&lt;br /&gt;tu ne peux pas savoir,mais il faut que tu saches ce que ça a été,ces années là,loin de toi,loin du monde,je ne sais ou,entre quatre murs,oh Eve,la cellule était terrible,humide,nauséabonde,vide,noire,...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;:je sais&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui&lt;/strong&gt;:je voudrais te décrire chaque geste,chaque chose,je n'y arrive pas&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;:je suis là&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui &lt;/strong&gt;: tout a commencé cette nuit,ou ils sont venus me prendre à la maison...&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ELLe &lt;/strong&gt;: je sais,je regardais par la fenetre,du salon,tout le quartier regardait par la fenetre,ta mère qui s'aggrippait à ton bras,tes soeurs qui criaient,ton frère qui accourait du café,je me rappelle toute la scène,et moi qui regardait,figée...de cette fenetre,qui te voyais ,partir à jamais.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui&lt;/strong&gt;:j'ai d'abord été placé au pénitencier de Kenitra&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ELLe&lt;/strong&gt;:je sais&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lui&lt;/strong&gt;:et puis un jour,on nous a bandé les yeux,on a roulé en voiture,pendant des heures,et soudain,quelqu'un m'a poussé,au pas d'une porte,j'ai enlevé mon bandage,c'était ma première rencontre avec le cube,commencèrent des journées interminables,un processus d'animalisation effroyable,des coups,des coups,et encore des coups,des insultes,les séances ,abdou appelait ça les séances,allah yrahmou,le viol,les insultes,puis retour au cube,la faim,les insultes,et encore le cube,le froid,la maladie,au sein du cube,et un jour de promenade,au grand soleil,cette lumière qui inondait mes yeux,cette odeur de roussi,ma peau ,ma rétine qui brulaient,et encore le cube,des tombes que je creusais,une voix de moins,chaque jour;le chant d'abdou,les contes d'abdou,et moi qui griffait de mes ongles,d'un bout de craie,des lettres,des chiffres,des mots,sur le cube,moi qui parlait à moi,qui prenais de ses nouvelles,qui le fesais rire,pleurer,moi qui devenais fou,de plus en plus,ah Eve...je leur criais au bourreaux,ces ignards:"je suis fou,mes anges,et la folie,est un luxe intellectuel,vous n'y comprenez rien...n'est-ce pas,vous voulez brider les idées,la pensée,...,les idées ont des ailes en or,que vous ne voyez pas,en voilà une qui s'échappe,allez,ouste,attrappez-là,"et des coups,mon corps nu,contre le mur.ce corps que je ne sentais plus,que je niais,que j'ai sacrifié pour l'esprit,moi qui essayais de me convaincre de subsister,de me prouver que je survis,par l'écriture;et Abdou,les souvenirs d'Abdou,AIcha,tu connais Aicha,c'est la belle d'abdou,son oeuvre qu'il a crée,a partir de Sophia Loren,Brigitte Bardeau,Gretta garbo,un époustouflant patch-work,Vénus,le reve,son Eve,Oh ma Eve,j'ai marchandé pour qu'elle aie tes yeux,j'ai cédé la voix,abdou voulait à tout prix que ce soit celle de Lhamdaouia,catégorique,ce sacré Abdou.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Elle&lt;/strong&gt;:(sourire,un triste sourire)&lt;br /&gt;A SUIVRE&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-113518067089715844?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/113518067089715844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=113518067089715844' title='31 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113518067089715844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113518067089715844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/12/amnsia-premire-partie.html' title='amnésia (première partie)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>31</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-113244406658262985</id><published>2005-11-19T21:26:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:59:04.638Z</updated><title type='text'>Divine passion</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/tensift.0.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/tensift.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;O^ Tensift,^O mon maitre,&lt;br /&gt;cette nuit je n'ai pu résisté à ton appel,j'ai quitté ma couche,j'ai quitté les miens et me voilà à tes pieds,drapée de blanc.Je m'enfonce doucement dans tes profondeurs,tu es glace,je frissonne,tu m'enlace,tu m'enveloppe,tu te coule en moi,je te sens.&lt;br /&gt;O^ Tensift, O^ mon maitre&lt;br /&gt;j'avance,pas à pas,je prie, psalmodie,je te loue,honneur à ta beauté,à ta fougue,à ta force.Tes sables moelleux m'emprisonnent,tes eaux, bras déchainés retiennent mes jambes, ma taille,mon buste,mon cou;caressent mon visage,effleurent mes lèvres,mes joues,lissent délicatement mes cheveux parfumés au jasmin pour toi.tu les aimes,noir de jais,tu les éparpilles et les laissent flotter,tu les fais dancer par tes vagues.est - tu si friand de cette offrande .&lt;br /&gt;O^ Tensift,^O mon maitre,&lt;br /&gt;libère moi de mon corps,délivre moi de ce cercueil,et de ton sable,façonne moi un linceul,acceuille moi à tes cotés,fais de moi ton élue,donne moi refuge,donne moi la vie aux cotés des dieux,épargne moi cette mort que je subis sur terre,cette compagnie des mortels,j'en suis lasse,l'éclat de l'or,de l'argent ne m'attire plus,le froufrou de la soie,du satin,du broccard, ne m'amuse plus,les rubis,émeraudes,saphirs,ces cailloux, n'ont plus d'attrait,la saveur du miel,des dattes,ne me tente plus,que reste -il à gouter,ici-bas,...rien...,de ces plaisirs mesquins,je suis usée,je cherche l'ultime,l'authentique,je suis à la quète du vrai.&lt;br /&gt;O^ Tensift,O^ mon maitre,&lt;br /&gt;je t'ai présenté gage de ma fidélité,de mon dévouement,j'ai embrassé ton culte par mes pairs interdit,j'ai bravé les prètres du temple,je les ai offensé,de tous les dieux,c'est à toi ,Tensift,que j'ai offert mes graces,ma foie .On m'a prevenu ,que de mes plaintes tu riras,que de mes peines tu te vanteras,qu'à mes pleurs,par un simple écho tu répondras,que de mes larmes tu nourriras tes eaux,je n'en crus rien.je t'ai choisi .Te faut -il plus grande preuve,plus magnifique sacrifice.Aie pitié de ta servante.&lt;br /&gt;O^ Tensift,O^ mon maitre&lt;br /&gt;je déploie mes ailes,je plane,je m'échappe peu à peu de ma carcasse,de ce corps,de ce gouffre éphémère,fragile vulnérable,qui courbe l'echine au temps,à la nature,à la maladie,je suis encens,je trenscende ce monde,nos deux ames fusionnent,de l'essence des dieux je m'imprégne,je me gargarise,je nage,légère, dans la plénitude d'etre libre,tu m'envahis,me possède,&lt;br /&gt;je me noie,je me noie,je me noie,..........&lt;br /&gt;O^ seigneur,serais-tu reconnaissant,ou simplement face aux charmes d'une belle,impuissant.peu m'importe.&lt;br /&gt;O^ Tensift,O^ mon maitre,&lt;br /&gt;tu veux ma voix,la fleure d'une vierge ne te suffit donc pas,qu'à celà ne tienne,tes désirs sont des ordres,tes volontés,des lois.je chanterai,et de ma voix à jamais je bercerai tes flots,dont le doux son sera ma lyre.Mon ode à ton amour,mon hymne à ta gloire retentira sous ces cieux pour l'éternité,et guidera tes fidèles jusqu'à toi.&lt;br /&gt;O^ Tensift,O^ mon maitre,&lt;br /&gt;la veille sur une stelle en marbre-que sur tes rives enchantées, aujourd'hui, j'ai planté-et que de tes pierres j'ai incrusté,de mon sang pourpre,j'ai gravé:&lt;br /&gt;"ici,un jour,languit Izza,attendant,Tensift,son maitre,son amant,son dieu,son roi"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-113244406658262985?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/113244406658262985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=113244406658262985' title='45 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113244406658262985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113244406658262985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/11/divine-passion.html' title='Divine passion'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>45</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-113088609978993305</id><published>2005-11-05T02:33:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:58:27.203Z</updated><title type='text'>MES AVENTURES</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/dollar.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/dollar.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/dollar.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/dollar.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je n'oublierai jamais ce matin d'automne,cette main,si douce,si frèle,si petite,et ce parfum de lavande qu'elle dégageait,qui me grisait,ses caresses qui me chatouillaient,si soyeuse,chatoyante, lisse que j'avais peur de la léser.&lt;br /&gt;Je n'oublierai jamais l'autre,qui s'est brutalement ressérée sur moi,comme si j'allais me faire pousser des ailes et m'envoler,qui m'a ettouffée par sa moiteur,et l'odeur de poisson,qui m'a écrasé entre les deux machoires avant de me jetter dans une miserable boite en fer.&lt;br /&gt;Quelle transition!&lt;br /&gt;Etais -je dans un rève ,une illusion,&lt;br /&gt;Que vous étes cruelle madame,&lt;br /&gt;M'obliger à ce bref transit,à cette éscale si courte alors que vous savez pertinemment qu'une main comme la votre ne court pas les rue,&lt;br /&gt;Me priver de ce paradis que je ne retrouve qu'une fois par an,&lt;br /&gt;Vous fallait-il à tout prix acheter ce poisson,&lt;br /&gt;Et m'interdire à tout jamais le bonheur de me frotter contre vos mains;&lt;br /&gt;Au rythme de vos gracieux pas,&lt;br /&gt;me balancer à leur cadence&lt;br /&gt;et en son creux, pleurer de joie&lt;br /&gt;soit&lt;br /&gt;puisque tel est votre désir&lt;br /&gt;je le conçois&lt;br /&gt;je m'en accomoderai comme à chaque fois.&lt;br /&gt;Est ce votre indulgence ou mon incroyable chance qui ont fait que je ne tombe point entre les mains d'un vendeur de cigarettes en détail,je les hais,je n'ai jamais compris pourquoi ils me secouent tous ainsi,comme si ils s'attendaient à ce que je ponde un oeuf,que de nausées par ces virvoltes virtigineuses,que de mots de tetes par ces cliquettis qui raisonnent toujours dans l'air,que de supplices à endurer avec résilience,en silence,si vous saviez ce que j'ai tremblé à en mourrir lorsque vous avez frolé un de ces barbares au coin de la rue,c'est ma phobie à moi!&lt;br /&gt;J'ai passé une triste nuit,seul au fond de cette boite,à ressasser mes anecdotes,mes souvenirs,et dieu sait ce qu'il sont nombreux!&lt;br /&gt;le jour ou je me suis retrouvé dans la main d'un arbitre avant le coup d'envoi du match,pour etre ensuite piétiné par les pieds enragés des foot-ballers.&lt;br /&gt;Et celui ou j'ai failli etre coupé en deux à cause d'un stupide pari d'ivrognes;&lt;br /&gt;Et ce fou qui ne cessait de m'embrasser croyant voir son éfigie sur ma face,pouah!sa salive!quelle horreur c'était,&lt;br /&gt;et tant d'autres...&lt;br /&gt;Un en particulier me laisse un gout amère:ma rencontre avec dollar:&lt;br /&gt;les circanstances ont voulu qu'une belle après-midi,je passe des mains d'un guide dans un magnifique porte-feuille en crocodile,appartenant à un touriste américain.La senteur du cuir ,sa mollesse,son crépitement comblaient mes sens,je me suis reposé contre une mèche de cheveu blond d'un éclat inégalé qui illuminait tout le paysage,j'apérçu le beau billet vert,c'était le coup de foudre,une seule chose me genait,l'odeur d'ail que j'ai gardé d'un récent séjours dans la poche d'une ménagère attentionnée,Dollar s'en rendit compte tout de suite et prit une mine dégoutée.Son allure,ses minauderies,sa coquetterie,ses airs de grande bourgeoise me faisait chavirer,moi le crasseux Dirham,&lt;br /&gt;Que faire ,que faire?&lt;br /&gt;je déclarais ma flamme,j'étais dirham le téméraire: "I love you"&lt;br /&gt;Dollar s'esclaffa: " Chouf ana fine wnta fine,yballek lfer9 ya lmskine"&lt;br /&gt;douche froide,mais ou a-t -elle appris à dire tout ça!&lt;br /&gt;ma vanité était sérieusement bléssée,je me tus,tout ce que j'éspérais maintenant était une nouvelle cession,un nouveau maitre,m'enfuir,ce qui ne tarda pas à se produire,c'était une de ces voyantes de la place qui promit monts ,merveilles et belles princesse au valeureux "ricain",et ou avait elle vu tout ça,sur mes faces,le comble!&lt;br /&gt;ils sont fous ces humain!&lt;br /&gt;dure,dure d'etre un dirham de nos jours&lt;br /&gt;Une simple pièce ronde qui saute de la rudesse d'une main aux ténèbres d'une poche,sans pouvoir glisser un mot;&lt;br /&gt;d'etre condanné à cette errance eternelle&lt;br /&gt;ce que je voudrais tomber au fond d'un égout,avoir enfin la paix,la dignité&lt;br /&gt;mais pourrais -je esperer pareille retraite&lt;br /&gt;en tous cas,je donnerai tous les trésors du monde pour l'avoir!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-113088609978993305?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/113088609978993305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=113088609978993305' title='24 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113088609978993305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113088609978993305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/11/mes-aventures.html' title='MES AVENTURES'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>24</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-113110552840991228</id><published>2005-11-04T11:49:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:57:57.528Z</updated><title type='text'>la honte</title><content type='html'>&lt;span style="color:#cc6600;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/2.gif"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/Banniere.gif"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/Banniere.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;                         Tous solidaires avec M.Boualam et M .Mouhafidi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-113110552840991228?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://rayhanenajib.blogoma.net/' title='la honte'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/113110552840991228/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=113110552840991228' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113110552840991228'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/113110552840991228'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/11/la-honte.html' title='la honte'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112939002810555435</id><published>2005-10-15T14:11:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:57:37.072Z</updated><title type='text'>le bus</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/rose.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/rose.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;plus que 300 mètres,&lt;br /&gt;mon coeur palpite,je sens ce poids sur ma poitrine.&lt;br /&gt;Je vois cette femme qui s'empresse,elle est probablement en retard,elle doit travailler dans une trésorerie ou dans une banque,coquète,tailleur bleu-marine,escarpins,cheveux redressés en chignon,et fard à volonté,ça sent l'argent à des miles;ces deux lycéens qui se tiennent par la main,et qui s'arrètent à chaque fois pour s'embrasser,cet homme qui gronde son fils aux cheveux d'or parce qu'il a taché son tee-shirt par du chocolat,et cette bonne vieille dame,qui me toise du regard,son chien dont elle arrive difficilement à maitriser l'élan,elle doit me trouver jolie,ou peut etre bizzare,pourtant je suis calme,j'ai avalé du Xanax avant de sortir,ce policier qui m'adresse un sourire complice,cet homme qui achète son journal et qui s'arrete longuement sur la une:par dessus son épaule je lis un titre un peu ronflant: "colère des colons de Gazza".&lt;br /&gt;plus que 100 mètres,&lt;br /&gt;Quand je me suis réveillée,ma mère était en train de faire sa prière,mon père avait quitté la maison depuis une heure comme chaque matin pour l'atelier de menuiserie,il souffre toujours de son rhumatisme,ses poumons agonisent par l'inhalation de la poussière du bois,et pourtant il se rend toujours à cet atelier,à la meme heure,comme au premier jour ;il y a 30 ans .&lt;br /&gt;Je jette un regard sur la chambre à coté de la mienne:mon frère dort toujours,lui il est sans emploi,quelque fois il travaille comme saisonnier dans des exploitations,mon petit frère dort lui aussi avec son manuel d'Arabe qui lui cache le visage .&lt;br /&gt;en m'habillant ,j'ai bien fixé la charge sur ma poitrine ,j'ai mis mon jeen et un chemisier jaune au dessus qui retombait jusqu'au genoux comme on m'avait dit, et j'ai glissé le détonnateur jusque dans la poche,des baskets noires au pieds,les cheveux noués à la hate,et le tour est joué!&lt;br /&gt;ma mère a fini de prier,je lui baise le front et les mains et je me blottis contre sa poitrine,tout est si simple maintenant,comme je voudrais ne jamais quitter ce refuge,comme je voudrais que l'horloge accrochée au mur s'arrete,des larmes roulent sur mes joues,ma mère se confond en prière pour moi,elle croit que c'est mon premier jour de travail dans une boulangerie à Tel-aviv.&lt;br /&gt;je sors&lt;br /&gt;plus que vingt mètres,&lt;br /&gt;je regarde ma bague de fiançaille et les pans de cette écharpe que tu m'avais offerte,tu te rappelles,je l'avais trouvé tellement laide,que ça t'avais mis en colère,puis nous en avons ris ensemble après autour d'un cornet de frites,tu te rappelles...&lt;br /&gt;du jour ou tu m'avais emmenée au cinéma pour ce film de charlot,tu te rappelles....&lt;br /&gt;moi je n'arrive plus à voir ton visage,tes yeux,tout est éclaboussé de sang.&lt;br /&gt;bassam,mon grand frère t'aimait bien,il disait que tu étais le seul de la famille à me mériter,moi,la perle.&lt;br /&gt;lui aussi je ne vois plus son visage,je regarde son torse nu,si fort,si vigoureux.&lt;br /&gt;ce bus,je l'ai vu à la télévision,le colon aussi,il ne lachait pas son fusil.&lt;br /&gt;le journaliste parle de 6 victimes arabes,&lt;br /&gt;et moi,et ma mère,nous ne comptons pas,ces balles nous ont oté la vie nous aussi!&lt;br /&gt;plus que 10 mètres&lt;br /&gt;je gravis les deux marches du bus,c'est plein&lt;br /&gt;mon regard est vide ,vitreux&lt;br /&gt;comment peuvent -ils continuer à vivre alors que tu n'es plus là,comment peuvent - ils t'ignorer,m'ignorer,ignorer notre amour.&lt;br /&gt;j'appuie sur le détonnateur&lt;br /&gt;plus rien&lt;br /&gt;néant&lt;br /&gt;j'ai pris le bus de nullepart.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112939002810555435?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112939002810555435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112939002810555435' title='29 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112939002810555435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112939002810555435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/10/le-bus.html' title='le bus'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>29</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112872718705504578</id><published>2005-10-07T23:00:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:57:08.999Z</updated><title type='text'>autours d'un cas (deuxième partie)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/gimg6.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/gimg6.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;ET LA VIE CONTINUE...&lt;br /&gt;ET LA VIE CONTINUE&lt;br /&gt;ET LA VIE CONTINUE&lt;br /&gt;je me repétais chaque jour cette phrase devant mon miroir.&lt;br /&gt;Chaque jour je me livrais à un rituel particulier,je tatais mes paupières,je tirais mes joues,et j'arborais un large sourire,après avoir mis du rouge,et je me disais:tiens,je suis encore là!&lt;br /&gt;Merci à toi dieu,de me donner cette chance,je vivrai rien que pour l'honorer;&lt;br /&gt;Meci à toi dieu pour la lumière du soleil,pour la verdure des arbres,pour la senteur des fleurs,pour le bleu du ciel,pour l'éclat des étoiles...&lt;br /&gt;Pour la première fois je prenais gout à exister,à observer les gens,les vitrines des magasins,je restais des heures sur les bancs d'un jardin public à contempler le monde bouger,à sourir avec béatitude,en extase.et souvent je me dégotais un amoureux,qui me faisait la cour pendant toute l'après -midi, et je finissais par voir la vie en rose!&lt;br /&gt;Mon ame comme mon corps cicatrisaient doucement.&lt;br /&gt;je repris des couleurs,mon train-train quotidien et bien évidemment mes anciennes occupations .&lt;br /&gt;cela dura 5ans,de longues années de paix et de sérénité,je continuais à me présenter régulièrement aux controles à l'hopital.&lt;br /&gt;et puis un jour,je vis l'ouragan,son oeil rouge qui me lorgnait et une voie doucàtre qui me murmurait:le mal te ronge,te traque,te devaste,le mal ne se rassasie jamais,tu es damnée,vouée à un martyre,une souffrance eternelle.&lt;br /&gt;j'ai une récidive de mon cancer.&lt;br /&gt;"mais c'est impossible,je n'ai plus d'utérus"&lt;br /&gt;"c'est le vagin cette fois,on doit m'amputer de mon vagin"&lt;br /&gt;"un petit rire hystérique me secoua,"et pourqoui ne prenez vous pas mon coeur,pour etre tranquille"&lt;br /&gt;"non,non,et non,plutot mourir"&lt;br /&gt;"venir comme ça et bruler tout,jamais"&lt;br /&gt;et je me tus,&lt;br /&gt;mutisme complet pendant quatre nuits et cinq jours.&lt;br /&gt;j'affrontrai le mal puisqu'il le désir,ma tige et dure.&lt;br /&gt;seconde hospitalisation,seconde cicatrice,je ne suis plus femme,je suis l'ombre d'une femelle.&lt;br /&gt; Une fois je pris le bébé de ma voisine de salle,qui pleurait,et je lui donnais le sein,cet enfant devint pour moi une obsession,je veillais toutes les nuits pour le bercer dans mes bras au point de songer un jour à le prendre et fuir,loin,très loin.&lt;br /&gt;Je regardais les hommes qui venaient voir leurs épouses en couches,ces femme que je trouvais autrefois si fades,si insignifiantes,si betes.Je voyais leur gratitude,la complicité dans chaque mot,chaque regard.&lt;br /&gt;je réalisais ce que j'étais: une loque amère,qui pleure sa solitude.&lt;br /&gt;au bout de vingt jours,je quittais cette hopital ou j'ai failli perdre la tete,avec la conviction ferme de ne jamais y remettre les pieds,meme pas pour ma chimiothérapie.&lt;br /&gt;ET LA VIE CONTINUE...&lt;br /&gt;ET LA VIE CONTINUE...&lt;br /&gt;Y A T -IL UNE VIE AVANT LA MORT&lt;br /&gt;Les filles se sont toutes bien occuper de moi,sans doute par pitié mais probablement aussi parce qu'elle se sentaient autant concernées que moi par cette lutte contre le mal,certaines se sont empresser de me fuir comme la peste,de peur d'etre "contaminées"&lt;br /&gt;je subis l'épreuve de la chimiothérapie,je ne pensais pas que c'était aussi moche que ce que je voyais dans les télénovelas,je suis devenue maigre,pale et chauve comme Maria Dolorès,j'étais un peu l'héroine du service,tous connaissais mon histoire.Personne ne me jugeait.&lt;br /&gt;je continuais à chercher ma voie,ma raison.&lt;br /&gt;Deux ans se sont écoulées depuis .&lt;br /&gt;La paix,je finis par la trouver auprès d'orphelins assoiffés comme moi d'affection, dans un village d'enfants abondonnés ou l'on m'appelle maman.&lt;br /&gt;aujourd'hui,je suis bien dans ma tete,bien dans mon corps.&lt;br /&gt;merci à toi dieu, de m'accorder ma chance,tu fais si bien les choses&lt;br /&gt;A toi le mal , je dis que j'ai vaincu&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112872718705504578?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112872718705504578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112872718705504578' title='22 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112872718705504578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112872718705504578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/10/autours-dun-cas-deuxime-partie.html' title='autours d&apos;un cas (deuxième partie)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>22</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112679456287576065</id><published>2005-09-15T14:12:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:56:38.021Z</updated><title type='text'>autour d' un cas (première partie)</title><content type='html'>Qu'il est bon de fumer.&lt;br /&gt;Quand je fume je redeviens comme avant,je me sens forte,prète a croquer la vie à pleine dent,j'oublie tout.&lt;br /&gt;je m'appelle Amal, l'espoir c'est mon nom,c'est ma foi,l'espoir je le porte en moi,l'espoir c'est mon histoire,mon épopée.&lt;br /&gt;j'ai passé 10 jours dans cet affreux lit d'hopital,c'est mon deuxième séjours ici,je suis une habituée des lieux commes ils disent,je garde la méme chambre,le meme lit à coté de la fenetre,j'ai deux "colocataires" deux femmes qui viennent d'accoucher,avec leur bébés à coté d'elles.Moi je suis un cas spécial,l'attraction.&lt;br /&gt;Voici mon histoire.&lt;br /&gt;je suis jeune et belle,j'exerce le plus vieux métier au monde,la prostitution.Mon histoire est celle de milliers d'autres filles comme moi,celle de la misère et de la pauvreté,celle de la honte.&lt;br /&gt;Mon père nous a abondonnés ma mère, mes soeurs et moi à l'age de 13 ans,il s'est remarié pour avoir un "male" et nous a chassés et rayés de sa mémoire,la rue m'a alors ouvert les bras et m'a consolé,elle fut ma fidèle amie et ma confidente.Le père,le frère je l'ai retrouvé dans tous les hommes que j'ai connu,j'aimais ce métier car je me sentais utile,je donnais du plaisirs ,je le faisais en tout honneur et loyauté,et je trouvais ça noble, je faisais oublier à mes compagnons leurs soucis,j'étais à leur écoute,je ne leur demandais rien,je les laissais libres,mes clients étais tous des coup de coeur,des toccades,des hommes pour qui j'avais le béguins,je me portais trop d'estime,et je n'ai jamais rien fait par contrainte.Ils le savaient,ils étaient reconnaissants et généreux,ils me respectaient .&lt;br /&gt;Jusqu'au jour ou j'ai commencé à sentir ces douleurs dans mon bas-ventre,à saigner.&lt;br /&gt;J'ai consulté un medecin.&lt;br /&gt;Je ne sais ni lire ni écrire,mais je ne suis pas ignorante.&lt;br /&gt;les rendez-vous se sont multipliés,les analyses,les frais,les autres filles étaient solidaires mais je devais travailler beaucoup plus,et un jour,ce jour de grande vérité, la sentence est tombée.&lt;br /&gt;J'ai un cancer de l'utérus.&lt;br /&gt;Je n'aimais pas le tact et la délicatesse de ce medecin:écoutez monsieur,moi je suis une dure,je parle crue,je comprends tout,les demi-mots,je n'en veux pas,c'est ma vie,c'est mon corps,je veux tout savoir"et j'ai tout su,j'ai un terrain qu'il a dit,faisant allusion à mon métier,c'est du à un microbe,j'ai de la chance car le dépistage a été précoce,mais pour éviter la dissémination du cancer ,il faut que je me débarasse de cet utérus,"c'est d'accord",répondis-je,ce bon docteur me rassura,il compris mon indigence,et pris contact avec des bienfaiteurs,et pas n'importe lesquels,"les barbus".&lt;br /&gt;Encore une fois sauvée par un homme,c'est mon destin,me dis-je avec ironie ,meme si dans ma condition,on ne peux plus se permettre ce luxe qu'est l'ironie.&lt;br /&gt;première hospitalisation,l'opération qu'ils appellent "hystirictoumie" fut une réussite,je n'oublierai jamais ce mot barbare qui fut mon prénom durant ce séjour,"l'hystirictoumie va bien","l'hystirictoumie a reçu son traitement?","l'hystirictoumie n'a plus de fièvre","tu as changé le pansement de l'hystirictoumie".personne ne me désignait par mon véritable prénom,au bout de dix jours je suis sorti et je suis rentrée chez moi,j'ai organisée une fete avec les filles et j'ai décidé de tourner cette page de mon existence et d'oublier cet incident de parcours,après tous,cet uterus ne me servait pas à grand chose!&lt;br /&gt;le sort en décida autrement.le passé vous rattrappe toujours et au moment ou on s'y attend le moins!&lt;br /&gt;A SUIVRE........&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112679456287576065?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112679456287576065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112679456287576065' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112679456287576065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112679456287576065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/09/autour-d-un-cas-premire-partie.html' title='autour d&apos; un cas (première partie)'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112621340596327683</id><published>2005-09-08T20:10:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:56:08.223Z</updated><title type='text'>le premier pas</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/Ph19.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/Ph19.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;                           c'est lui&lt;br /&gt;                           c'est lui&lt;br /&gt;                           c'est lui&lt;br /&gt;ton coeur,ton cerveau ,ta bouche,ta peau ,tes yeux&lt;br /&gt;tout ton toi,a crié,s'est hurlé à lui méme cette phrase:c'est lui&lt;br /&gt;l'homme de ta vie,de tes rèves,de tes songes,&lt;br /&gt;de ton conscient ,de ton inconscient:&lt;br /&gt;c'est lui&lt;br /&gt;lui hautin,mystérieux,beau,&lt;br /&gt;inaccessible,au dessus de tous&lt;br /&gt;que tu as attendu, guetté&lt;br /&gt;est surgit&lt;br /&gt;comme par enchantement&lt;br /&gt;il est devant toi&lt;br /&gt;tu es devant lui&lt;br /&gt;tu le fixes du regard&lt;br /&gt;et là, tu vois, tu l'entends,&lt;br /&gt;son coeur ,sa tete,ses yeux crier:&lt;br /&gt;                        c'est elle,&lt;br /&gt;                        c'est elle,&lt;br /&gt;                        c'est elle&lt;br /&gt;vos sens discutent,échangent,s'harmonisent&lt;br /&gt;vous etes d'accord sur tout&lt;br /&gt;depuis la création,depuis adan et ève&lt;br /&gt;c'est ton ame-soeur,ta tendre moitié&lt;br /&gt;tu débordes de joie,tu fonds de plaisir&lt;br /&gt;mais ton amour propre te rappelle à l'ordre&lt;br /&gt;tu veux te faire désirer,prier&lt;br /&gt;tu détournes les yeux et tu t'éloignes&lt;br /&gt;mine de rien,dédaigneuse,fatale&lt;br /&gt;de loin tu surveilles,tu appréhendes&lt;br /&gt;il te suit,te défie,somptueux,roi&lt;br /&gt;tu l'admire:cette force,cette assurance&lt;br /&gt;il veut te parler,il hésite&lt;br /&gt;vous flottez une seconde&lt;br /&gt;et soudain tu la vois ,&lt;br /&gt;elle&lt;br /&gt;sa soeur,sa femme,sa campagne,&lt;br /&gt;son amie,son amour,sa vie&lt;br /&gt;qu'est-ce-que tu en sais&lt;br /&gt;audacieuse,seraine,caline&lt;br /&gt;tu la deteste,tu la hais&lt;br /&gt;tout se bouscule en toi,&lt;br /&gt;bléssée ,tu le quittes,tu le perds à jamais&lt;br /&gt;dans un coin obscure et sombre,&lt;br /&gt;seule&lt;br /&gt;tu souffles,&lt;br /&gt;et tu réalises soudain la fragilité d'un instant&lt;br /&gt;tu as gagné et perdu le monde en une seconde&lt;br /&gt;le reverras -tu un jour?&lt;br /&gt;et là ,tu médite sur "le premier pas"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112621340596327683?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112621340596327683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112621340596327683' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112621340596327683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112621340596327683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/09/le-premier-pas.html' title='le premier pas'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112570330384874523</id><published>2005-09-02T21:55:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:55:20.729Z</updated><title type='text'>la reine des éspoirs</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/images[46].jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/images%5B46%5D.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sahar était une menteuse ,elle excellait dans l'art de mentir,ce qui lui valait le respect de tout son entourage, elle savait fabriquer les gros,les petits mensonges,les blancs, les noirs,elle réussissait meme à faire les plus difficiles,les plus prisés,les plus fins,les plus recherchés,ceux qui s'adaptent à toutes circonstances;les gris.Elle mentait du matin au soir,tout ce qui jaillissait de sa cavité buccale était mensonge,mentir lui était vital,elle y était devenu accro,souvent elle mentait sans réel nécessité juste pour le plaisir;par exemple ,à un passant qui lui demandait l'heure, elle rajoutait toujours ou retranchait dix minutes,un quart d'heure selon sa fantaisie,ensuite elle souriait,et c'était le plus beau moment de sa journée.Ce don s'est révélé chez elle précocément ,ce sont d'abord ses parents qui ce sont aperçus de cet énorme potentiel,puis ses amis,et enfin ses maitres d'école auquels elle doit tout son succés actuel,en effet grace à leur aide Sahar a décroché une bourse d'étude,dans le temple mondial du mensonge , la fameuse université americaine "liehouse university",c'est là qu'ont été élaboré les plus ingénieux,les plus merveilleux,les plus délicieux mensonges de l'histoire de l'humanité,rappelez-vous,le premier pas de neil Armstrong sur la lune qui a était filmé dans un studio de cinema,remarquable non,les armes de destruction massive en Irak,les missils nucléaires russe sur Cuba ,et nombre d'autres fabuleuses supercheries qui échappent maintenant à ma mémoire.&lt;br /&gt;Pour revenir à Sahar ,elle fut repérée dès la première année par le maitre incontestable du mensonge,le Pr H,prix nobel 2001,elle eu de nombreux certificats et prix d'excellence.une fois son diplome en main,elle fonda l'agence internationale du mensonge,dont le siège se trouve à NewYork.&lt;br /&gt;A 50 ans , Sahar fait part de son envie de revenir au source.&lt;br /&gt;Hier le Washinton post titrait sa une par : "Sahar : le retour au bercail".&lt;br /&gt;En effet Sahar lutte contre la misère en Afrique,les maladies,les mines anti-personnel,la famine qui ravage ce continent,elle plaide la cause africaine partout ou elle va,et y emploie tous ses talents de menteuse,dernièrement elle a annoncé vouloir fonder la première école africaine du mensonge,pour les enfants africains.&lt;br /&gt;Sahar est en train de nous charmer,de conquérir nos coeur par tant de générosité et de dévouement.&lt;br /&gt;Allez-y Sahar,nous sommes tous avec vous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112570330384874523?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112570330384874523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112570330384874523' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112570330384874523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112570330384874523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/09/la-reine-des-spoirs.html' title='la reine des éspoirs'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112522547068227879</id><published>2005-09-01T09:54:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:54:59.375Z</updated><title type='text'>les pèlerins de l'amour</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/Deckers2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/Deckers2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/Pontoy2.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/Pontoy2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/ABROUARD2.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/400/ABROUARD1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;les pélerins de l'amour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques année de cela,un jeune journaliste américain passionné de culture orientale,décida d'entreprendre un long voyage dans le desert aride du sud marocain afin de s'éxercer aux dureté de la vie et de déceler les secrets et la magie de cette contrée.&lt;br /&gt;Un jour ,il échoua sur une oasis près de Ouarzazate appelée Tinghir,image du paradis au coeur du sahara;la nature y grouillait de vie primitive et sauvage qui nageait dans un calme serain ou chaque etre pouvait écouter son ame et pénetrer sa propre intimité.&lt;br /&gt;Cependant à sa grande surprise,il découvrit à coté du lac une foule de jeunes gens,jeunes femmes et jeunes hommes drapés de blanc,créant une clarté au milieu de l'obscurité de la nuit.Ils allumaient des cierges autour d'une tombe ,ensuite ils s'asseyaient en cercle se tenant par la main et se perdant en prières ou en lamentations.Parfois ils pleuraient ,leurs sanglots témoignaient d'une profonde tristesse.Loin d'eux,un vieillard au visage tané,labouré par les rides,voilé de sagesse,était assis sur un rocher;tout en fixant la mystérieuse tombe,il effilait sa longue barbe blanche qui tombait sur son habit bleu.C'etait le doyen du douar.Eric le visiteur sous l'emprise de la curiosité ,se dirigea vers lui et lui dit en dialecte egyptien:&lt;br /&gt;"salamalek vénérable homme,peux-tu m'apprendre la raison de cette céremonie?"&lt;br /&gt;Celui-ci ne detournant meme pas ses yeux pour le regarder lui répondit d'un ton posé:&lt;br /&gt;"il était une fois dans ce pays-ci une tribue florissante qui connut une véritable histoire d'amour.Kacem,un jeune berger,beau et vigoureux,connu dans toute la tribue par son honnéteté , sa bravoure et son intrépidité,réussit par son regard noir,son sourir ensorcelant à séduire Abla,une des rares perles du sahara.Toutes les filles enviaient ses grand yeux noisette,ses lèvres juteuses et charnues,ses cheveux noirs de jais couvrant ses épaules qu'elle embellissait parfois par du henné,sa peau pèche couleur des dunes au coucher du soleil et enfin ses petits pieds nus qui caressaient élegamment le sable du désert.&lt;br /&gt;Abla et Kacem avaient défié les traditions et les coutumes de leur communauté,ils avaient enfreint l'interdit qui pesait sur ce genre de relation.La femme ,à cette époque n'avait pas le droit de sortir seule,ni meme de voir son futur mari avant la cérémonie nuptiale.&lt;br /&gt;L'amour,bien qu'il existat dans le coeur de la jeune fille,qu'il consumait par son feu ardent,était timide devant l'autorité parentale.Ils prenaient de gros risques et se rencontraient souvent loin des yeux indiscrets,à l'ombre d'un palmier,au bord du petit lac ou aux confins de l'oasis.En dégustant les dattes fraiches et succulentes,ils révaient du jour ou les liens sacrés du mariages les uniraient pour qu'ils vivent heureux au milieu de leur progéniture.&lt;br /&gt;Un jour pendant que Abla apportait de l'eau de "l'aouina",en compagnie des autres filles du village,le fils du Caid passa sur son cheval.Hélas,il succomba à son charme,s'éprit d'elle et la demanda en mariage.&lt;br /&gt;toute la tribue était en féte sauf Abla.elle était exaspérée par les youyous des femmes,elle était pensive et triste..Quelques larmes étaient visibles au coin de ses yeux.Elle n'arretait de penser à Kacem,l'homme qu'elle aimait à la folie,elle maudissait sa beauté,la tribue,la terre entière.la malheureuse pleurait toutes les nuits en suppliant son père de decliner l'offre.En vain,la tentation était grande et les enjeux énormes,et puis que peut -on devant un caid? une pareille offense serait un affront impardonable que toute la tribue paira.&lt;br /&gt;Kacem de son coté se morfondait devant son impuissance,la vie n'avait plus aucun sens.Après de longue nuits de reflexions,il échafauda un plan pour sauver sa bien aimée;il contacta othman,le berger du Caid,un ami à lui et lui fit part de son profond chagrin.Othman attendri finit par trouver un moyen pour mettre en pratique le plan de Kacem.&lt;br /&gt;Le jour fatal ou le mariage allait etre consommé arriva.La nuit avant que le fils du Caid ne quitte ses invités,Kacem,aidé par Othman,réussit à s'intoduire dans le palais,et suivant les indications de son ami,qui en connaissait tous les recoins ,il trouva enfin Abla s'apprètant à ingurgiter une fiole de poison.elle lacha celle-ci et courut se réfugier dans les bras de Kacem,là elle était bien en sécurité.Aprés les baisers et les longues étreintes,ils sortirent discrètement par les boudoirs et rejoignirent les étables.Ils détachèrent un chameau,l'enfourchèrent et se dirigèrent vers le mur de la délivrance.Kacem piqua le chameau et lui ordonna de sauter le mur de l'enceinte du palais,malheureusement,il ne réussit point le saut périlleux.Les cris de la béte ecroulé" sur son flanc alertèrent les gardiens et les convives.Toute la tribue était là.petits et grands accoururent pour voir le spectacle scandaleux.Quelle honte pour la tribue de Abla:la mariée aux bras de son amants!!!&lt;br /&gt;Le cachot fut pénible pour Abla et Kacem.dès l'aube ,le conseil extraordinaire des sages rassembla les grands du village pour décider du chatiment à réserver aux deux "coupables".&lt;br /&gt;La sentence fut cruelle.le verdict fut prononcé par le caid lui-meme: jet de pierre jusqu'à ce que mort s'en suive,une lapidation.les deux amantsfurent livrer en pature à la foule,subirent sa haine et ses sarcasmes pendant des heures,les corps furent inhumés dans cette tombe que tu vois là devant toi,près de ce meme lac qui fut autrefois témoin de leur idylle.ironie du sort:meme la mort ne réussit guère à les séparer ,la terre qui leur donna refuge dans ses entrailles les pleura,le lendemain de leur mort,par miracle un rosier poussa au-dessus de leur tombe et deux semaines après,deux belles roses d'un rouge pourpre s'épanouirent et s'entrelacèrent en versant deux larmes de rosée.Ce qui est encore plus étonnant,c'est que chaque matin ,à l'aube, un oiseau vert chante leur histoirs tragique ;et des fois au début du printemps on entend les rires de Abla ici pendant toute la matinée.et c'est ainsi que jusqu'à nos jours ,tous les jeunes couples dont l'amour est contrarié viennent ici ,à la veille de chaque vendredi accomplir cette cérémonie, afin que leur liaison aboutissent à un mariage heureux".&lt;br /&gt;Eric sentit des larmes chaudes et salées couler sur ses joues et ses lèvres et soudain,ses pieds le portèrent vers le tombeau ou il se joignit aux autres pélerins.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112522547068227879?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112522547068227879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112522547068227879' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112522547068227879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112522547068227879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/09/les-plerins-de-lamour.html' title='les pèlerins de l&apos;amour'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112482768544061090</id><published>2005-08-24T19:38:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:53:36.988Z</updated><title type='text'>douce agonie,douce folie</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/image2.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/image2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="www.openphoto/image7523"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/www.openphoto/7523"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;span style="font-size:0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;douce agonie,douce folie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'ai le privilège d'avoir une amie,particulière,distinguée,qui me rend visite tous les dimanches pour prendre le thé,elle est très raffinée ,tout chez elle est rituel et céremonie,mon amie ne vieillit pas elle rajeunit,de plus en plus belle,de plus en plus attirante,elle se nourrit de la sève de ses conquètes,elle goute à tous les styles à toutes les voluptés,elle brave les interdits,l'éthique ,son bain de jouvence est leur ame,leur corps,c'est un vampire éléguant ,toujours habillée en noire,mais mon amie est triste,elle souffre de solitude,elle n'a pas d'ami,je suis la seule à avoir accepté de le devenir,il y a50 ans,elle m'avait rendu visite à 20ans,on a longuement discuté ,et on a conclu ce marché.aujourd'hui quand je lui est ouvert la porte,son regard a étincelé,elle m'a fixé puis elle est entrée,radieuse,pleine de grace,elle s'est allongée sur le canapé,et m'a expliqué doucement,que le le temps est venu pour que je l'accampagne,qu'elle n'a pu resister a cette tentation,à ce pecher : prendre un ami,plaisir auquel elle ne s'est jamais essayé,j'ai compris qu'il n'y avait plus nul moyen de marchander, de touver un compromis,je ne peux repousser cet instant fatidique qu j'ai tant craint , je suis trahie.&lt;br /&gt;Il faut rester digne.je me suis calmement levée,j'ai embrassé mon chat siamois,elle m'a pris la main,et nous sommes partis pour nulle part.&lt;br /&gt;Mon amie est la mort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112482768544061090?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112482768544061090/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112482768544061090' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112482768544061090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15666176/posts/default/112482768544061090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://selma-janati.blogspot.com/2005/08/douce-agoniedouce-folie.html' title='douce agonie,douce folie'/><author><name>Selma</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08085383552227244496</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15666176.post-112471453878944993</id><published>2005-08-22T11:43:00.000Z</published><updated>2008-03-27T19:52:23.242Z</updated><title type='text'>le bonheur</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/1600/image1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7225/1415/320/image1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;le bonheur,ce mot bizzare qui soudain,me hante,m'exaspère; me tourmente,cette lubie dont je m'affable,cette pensée vagabonde,coquine,qui me tiraille,que je cherche ,désésperement,dans les flot des jours,qui s'écoulent paisiblement,pareils les uns aux autres,avec les meme tètes,les meme paysages,les memes soucis,les memes petites joies,petits plaisirs mesquins,ridicules,savourés au tournant d'une misérable seconde volée au temps,que je quète dans le visage des autres,que je scrute dans leurs yeux,que j'appréhende des fois,que je jalouse souvent,sans raison, peu après,j'en ris de moi mème:je m'étais trompé,ce n'est -chez ces gens q'une façade,une illusion qu'il entretiennent chez les autres "pour étre comme il faut",etre estimé.&lt;br /&gt;Ce bonheur,tel que je le conçois est une denrée rare,je continue à chercher,cette fois sur mon propre visage,ma bouche,est-ce un sourire que j'aperçois,non hélas ce n'est qu'un rictus encore par convenance,mes yeux,oui je vois bien qu'ils pétillent,mais ce n'est guère convaincant du moment que cette sombre mélancolie ,ce spleen me regagne ne me laissant aucun répit.&lt;br /&gt;Affreux bonheur,tiran des tirans,je t'ordonne de te dévoiler,je te somme de te découvrir,je te supplie d'accourir à mon chevet,de voler à mon secours,car je m'enfonce doucement,je m'enlyse;dis-moi,est-tu le succès,la réussite,l'argent,le préstige,l'amour,le pouvoir,...oui,je t'entend murmurer, sussurer dans mon oreille:"c'est la vérité,ta vérité meme apre,méme amère"mais pourrais-je te croire,tu es bien méchant,encore une autre quète que tu me propose,d'autres questions,d'autre méditations,qui suis-je,qu'est-ce que je veux?je suis fatiguée,il faut croire que je deviendrai folle un jour à t'écouter.&lt;br /&gt;Chèr bonheur,mon ange-démon,cher géolier doux et cruel qui emprisonne nos ésprits,je sais que tu es trompeur,éphémère,que tu te donne à petite dose,tel un précieux élixir ,une drogue divine pour mieux,prétends-tu,nous énivrer,j'ai appris avec le temps que tu aime taquiner,cajoler,bref que tu joue bien des tours,mais je t'annonce que je suis patiente,que je t'attendrai serainement,et si tu persiste à m'ignorer,à me délaisser ,à me narguer,je t'apprivoiserai,je le jure,je te séduirai,j'userai de mes charmes,de ces armes défendues dont je suis seule à detenir le secret,et je te dompterai,alors tu t'avouera vaincu et je serai apaisée ,vengée,et qui sait,peut etre heureuse.&lt;br /&gt;Dans l'attente de ta visite,je te prie,chèr ami et ennemi,d'agréer l'expression de ma haute considération.&lt;br /&gt;P.S: je n'ai pu t'envoyer cette lettre car tes cordonnées reste pour moi une pure énigme,c'est pourquoi j'ai décider de la publier,j'espère que tu la liras.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15666176-112471453878944993?l=selma-janati.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://selma-janati.blogspot.com/feeds/112471453878944993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15666176&amp;postID=112471453878944993' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' 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