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mercredi, février 15, 2006

Scott (1)


Scott,de son vrai nom David Davidov,26 ans,fils de roman et Léa Davidov,juifs,russes, immigrés aux Etats- unis en 1948.Roman est un spéculateur connu à Wallstreet ,sa spécialité:le diamant ,sud-africain;angolais. David est son fils unique, il a reçu la meilleure éducation que puisse avoir un jeune américain de son âge, dans les meilleurs établissements scolaires, Léa y veillait méticuleusement. Tout le destinait à être un enfant prodige, un avocat, comme espérait son père, ou un architecte comme voulait sa mère.
David était new-yorkais dans l'âme, à 20 ans, il décida, dans une grande révélation, de devenir citoyen du monde, se saisit de son paletot, direction, l'Irlande. David avait tellement lu et relu "autant en emporte le vent", était si fervent admirateur de Clarck Gable dans son rôle de "Rhett Butler", connaissait si bien Atlanta, qu'il voulait découvrir la magie des Highlands, palper de près la fougue de ce sang irlandais,et pourquoi pas,rencontrer sa Scarlett,aux yeux vert-jade, à la crinière rousse flamboyante, David était un romantique.
Ce qui était sensé être une simple escapade de 15 jours, dura 7 mois,David sillonna, l'Irlande avec de nouveaux amis,David était en train de se découvrir, Scott était en train de naître, Scott,enterra David .Scott fit de la Bohême, sa devise,sa philosophie, il se convertit au protestantisme, comment, il n'accepta jamais de le dire,hasard,hasard,répétait il sans cesse. Mais Scott ne croyait pas au hasard, ni a la coïncidence, tout pour lui est volonté et désir d'être. Il était anarchiste, depuis toujours, il refusait les fatalités, le destin, les "c'est écrit","c’est comme ça", il refusait qu'on choisisse à sa place, qu'on impose ces choix, même pour son prénom, même pour sa foie.
Scott lisait beaucoup, avait l'esprit rêveur, le goût de l'aventure, était à la recherche de sensations nouvelles, c'est pourquoi il s'envola pour un Safari au Kenya, il en gardait de formidable souvenirs et se hâtait de brandir ses photos en compagnie des rhinocéros et des Massaï, ou de commenter en une spectaculaire gestuelle la traque des lions, à chaque fois que l'occasion s'en présentait, c'est à dire à chaque fois que je le rencontrais.
Il séjourna 4 mois au kenya, ses parents s'inquiétaient, Léa le sommait de rentrer, ses missives soufflaient une colère torrentielle,"enfin, David, nous n'accepterons jamais cette crise d'adolescence","Harvard veulent une confirmation", en vain.
Léa n'a rien compris, pour Scott, le monde était plus gigantesque qu'Harvard, plus vaste que New- York, le monde était d'une étrangeté intéressante , et lui Scott y succombait,se régalait de la fantaisie des hommes .
Il quitta le Kenya pour l'Egypte, oui, Scott était aussi un mordu des pharaons, du mythe. Déjà, à 10 ans il commença à déchiffrer ses premiers hyièroglyphes, à jeter ses premiers sorts par la force d’ Anubis, le dieu chacal, il avait dans sa chambre une jolie miniature des pyramides de Giseh qui ornait son bureau, il était fasciné par Chéops tout particulièrement. L'argent commença à lui faire défaut, ses parents utilisaient ce moyen en guise de pression,et Scott quitta son hôtel cinq étoiles ,pour une mansarde de la médina,en compagnie de deux amis anglais dont il ne parlait jamais.
Scott n'aimait pas parler des autres, il se plaisait uniquement à parler de lui,à l'infini, il se portait une telle adoration,à la limite de l'idolâtrie,une grande curiosité,aimait surprendre,choquer,s'amusait du jugement que pouvait porter les autres sur lui,affirmait que tous ce qu'il faisait est par essence grandiose,fabuleux,en avait l'intime conviction. Quand, je tentais d'interrompre ses long récit par une question "innocente "sur ses compagnons, il esquivait la manoeuvre par un souriant"boy, honnêtement je ne sais pas,je n'ai jamais fais attention"alors qu'il était le plus fin observateur que j'ai connu jusqu'ici! Inutile d'ajouter que ses fréquentations féminines demeuraient, pour moi, du domaine de l'énigme et du mystère.
Donc, Scott se retrouva dans l'obligation de chercher du travail, il trouvait l'idée ridicule, lui qui avait planifié depuis ses dix ans une vie tranquille à dilapider la fortune paternelle, il s'y résigna, et considéra la chose comme une expérience qui enrichira certainement sa légendaire existence, il commença à donner des cours d'anglais à la petite bourgeoisie du Caire.Il était enchanté par cette vie au Caire, cet esprit oriental, il se plaisait dans cette indifférence, cette jovialité des gens autours d'un narguileh, enfin ce laisser-aller si caractéristique. Ici, on se préoccupait peu du temps, pour le plus grand plaisirs de Scott. Scott était dans son élément. Bien évidemment il visitât le pays, le sud, Aswan, le Karnak, la vallée des rois,la mer rouge, Alexandrie,mais il préférait nettement la capitale.
Il apprit l'Arabe, le dialecte égyptien plus précisemment. A Léa,il envoya une photo qui atténua sa colère,une insolite vue de toilettes turque,elle concéda que oui,ce trou était amusant!
Mais au Caire, et dans les ruelles de l'ancienne ville, Scott s'encombra d'un vice,la collection. Il dépensait tout son argent dans l'achat de statuettes, d'insignifiants colifichets, et c'est grâce au propriétaire d'une de ces échoppes poussiéreuses et pittoresques qu'on nomme bazar qu'il eût ses entrées à Alazhar, où il fût très bien accueilli. Il appris à écrire l'arabe, s'intéressa même à la calligraphie, et pire commença à lire dans cette langue, de la poésie. Scott était devenu très populaire,on arrivait même à oublier que cela fait uniquement 3 ans qu'il est là,Scott était un exemple réussi d'intégration;et bien sur,quand vous êtes aimé des égyptiens,comme l'était Scott,vous êtes obligatoirement un grand supporter de leur équipe nationale de foot- ball,dont vous ne rater aucun « spectacle ». C'est en regardant un match de foot-ball, avec des amis, au café, qu'il entendit pour la première fois parler du Maroc et des marocains, et qu'il mastiquât ces délicieux calembours mielleux que les égyptiens savent si bien fignoler sur ce peuple. Scott, se documenta, bêcha dans les livres, et prit une capitale décision. Scott s'embarque pour le Maroc.

7 commentaires:

Mchicha a dit…

Preuuuuuuuuuuuuuuuums ;)))
j'ai hâte de lire Scott 2 ...
Gros bisous

Mchicha ;) a dit…

entre la magie des highlands, les tamtam et les cascades du Kenya, l'odyssée égyptienne ...
je ne sais pas quoi choisir .. où m'attarder ?!!
peut être au Maroc !
allons au Maroc ...

samab a dit…

original....scott selma les noms disent trop
bravo

Bsima a dit…

Coucou ma puce, je serai a Marrakech le weekend prochain, can we meet?

khanouff a dit…

Je ne peux lire les longs billets facilement…donc, je passe dire bonjour…je te lirais avec intérêt ça c’est sur, à plus…

khanouff a dit…

Ouf, cette fois c’est fait je l’ai lu en totalité, c’est enchanteresque cette mini histoire, alors comme ça la suite c’est au Maroc ? Et après cela sera quel autre pays ? Ce n’est pas Sindbad ce David/Scott ?
Belle histoire ma belle…:))

Bsima a dit…

Selma u'll find on ur mail my phone number...
Kiss