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samedi, août 19, 2006

désillusion



Bernard Noel - illusion _désillusion -


S : je ne veux plus écrire,et ne me demande plus pourquoi !

S' : pourquoi

S : je ne sais pas

S' : lâche, lâche, piètre joueuse, tu te recroquevilles encore, tu te caches derrière le paravent de tes mots, ta seule arme, même ennuyée des mots, tu compte toujours sur eux pour te protéger

S : de qui, … de toi

S' : de ton ego … tu me déçois…waw S, enfin tu as trouvé un adversaire à taille,… ton ego…as-tu peur de le briser,as-tu peur de l’humilier, as-tu peur d’une victoire cette fois, cet ennemi est si différent n’est-ce pas , tu es terrifiante, mais tu baisses si vite les bras, que je n’ai plus nul plaisir à suivre ta lutte , à t’observer, tu ne t’acharne pas, tu ne sue pas, tu ne veux pas saigner, ton combat est d’une telle mollesse...tu me déçois…

S : non, non, et non,…pas ce petit jeu

S': pourquoi ne veux tu plus écrire

S : désillusion

S': et encore

S : désillusion

S': c’est tout

S : oui

S': pourquoi

S : tout ce qui se passe, ces guerres, ces morts…ces images, cette violence…je ne veux plus continuer à mentir, à me mentir, je ne veux plus continuer à parler des rossignols perchés sur les arbres, des coquelicots dans les champs, des sérénades de Roméo sous les fenêtres de sa Juliette , ça ne serre plus à rien , tu comprends N, aucune espèce d’utilité, je n’y crois plus…c’est tellement affreux, horrible, douloureux, vrai , que même le plus gracieux des mots ne réussira point à camoufler le paysage, maquiller la vérité , à créer l’illusion, rien, tu comprends…mes mots sont vides, creux, insensés, mes mots me dégoûtent , ils sont fades, incolores, inodores, mes mots ne me font plus rêver tu sais ,que vais –je dire maintenant, ce que nous savons tous, dénoncer, me lamenter, je ne veux plus parler des malheurs de ce monde, on s’en moque…le temps des silences est venu

S': et alors

S : je me tais

S': trop simple, tu n’es pas convaincante !

S : je n’ai rien à rajouter

S': tu me fais rire, la guerre au Liban et l’indifférence générale t’ont donc tellement démotivée ! Pourquoi écrivais-tu auparavant ? Pour la paix dans le monde ? Pour que les rossignols chantent mieux ? Ou alors était-ce pour quelque fortune ou gloire auxquelles tu aurais renoncé en solidarité avec ces belles libanaises ? Ah S , pour avoir vu des hommes et des femmes aux différentes couleurs je peux te dire que tu approuveras la moitié et renieras l’autre, que depuis que le monde est monde il ne s’agit que d’une course de rats. Que des espagnols aient massacré des aztèques, que des américains aient massacré des
indiens, que des nazies aient massacré des juifs, que des turcs aient massacré des arméniens ,que des anglais aient massacré des indous, que des français aient massacré des algériens , et que de ton vivant, des russes aient massacré des russes, des irakiens aient massacré des chiites, des serbes aient massacré les bosniaques, des hutus aient massacré des tutsis. Ne savais-tu donc pas tout cela ou est-ce les libanais que tu aimes tellement ? Ou alors attends-tu la fin de cette guerre pour te remettre à louer la beauté, parce que cela convient mieux en temps de paix ? Ton silence est ta solidarité ?

S : c’est tout

S': c’est beaucoup

S : (sourire) c’est trop difficile pour toi , il s’agit de moi , et en « moi », tu n’es que novice, a- tu compris qu’il s’agit de moi S', as-tu compris que je ne veux plus être ce que je suis, que je ne veux plus continuer à vivre dans la quête de l’illusion , que je ne veux plus faire vibrer mon utopie par les mots, ce dont je parle n’existe pas, rendons-nous à l’évidence, la beauté, la bonté, la justice,l’égalité, la fraternité, l’innocence , la liberté , la pureté, la paix, sont de belles utopies,… tu ris,… on le savait ,… je sais, la différence est que maintenant , on a plus le droit d’en rêver tellement c’est absurde, c’est ridicule…S', on tue l’enfant S', tu comprends, on tue l’enfant, et moi je veux tuer celui qui végète en moi, je veux l’étouffer, l’assécher, c’est lui qui écrit, qui s’invente ses mots, ses phrases, son monde idéal…je ne veux plus que mes mots vernissent ce que je vois , je veux devenir une brute pour vivre dans ce monde de brutes et ne pas me laisser écraser comme un minable insecte, je ne veux plus cultiver ma sensibilité, la laisser fleurir ici et s’épanouir, j’ai découvert que c’est une plante vénéneuse , alors j’ai trouvé dans le silence le plus noble des poisons !

S' : c’est tout...se radicaliser, c'est ça ta solution!

S : oh S', j’ai écrit, j’ai crée, tout un monde virtuel , je suis parti à la recherche d’autres spécimens de ma race, les écoeurés, les dégoûtés , les esthètes , ceux qui veulent se noyer , se soûler dans les mots, loin de la réalité, ceux qui trouvent que ce monde comme il est n’est pas assez bien pour eux, n’est pas digne d’eux , ceux qui sont conscients qu’ils sont trop supérieurs pour accepter d’y vivre, ceux qui valorisent les valeurs, qui rendent précieuses et glorieuse les causes, qui se donnent la peine d’y croire malgré tout , ceux qui réfléchissent, ceux qui veulent rêver…même en virtuel , je les ai tous invités à en faire partie , une île sur la toile !

S' : et là que tu les a trouvés, tu les abandonnes, tu les chasses, tu fuis

S : j’ai trouvé le réel en miniature, j’ai trouvé les bons, les droits, les sages , les sincères , les intellos, les intelligents, les progressistes, les bons joueurs, les bons farceurs, les drôles,les esclaves des mots, les fanatiques de l’illusion, ces beaux rêveurs, ces excellents mélomanes, des artistes, et les audacieux, les hardis, j’ai trouvé les hypocrites , les voleurs , les singes , les perroquets, les pitres, les superficiels, les frimeurs, les assoiffés de gloire , les fous, les trop sérieux, les m’as-tu vu , les m’as-tu lu , les prétentieux, les donneurs de leçons, les faux poètes , les faux journalistes, les faux docteurs, les faux libres , les faux engagés, et les apprentis terroristes, les bébés obscurantistes …mais rien de bien méchant…et tous très joyeux , j’ai su que l’écriture n’est pas le propre , l’insigne, le blason de ma race !

S': et toi

S : moi

S' : où es – tu dans tout ça, où te situes-tu ?

S : au carrefour, désorientée, déboussolée, moi je suis un peu de tout ça , je ne suis personne et je suis tout le monde, je n’ai aucune étiquette, mais sur mon dos , tu peux coller toutes les étiquettes , en fait finalement, ce que j’ai eu c’est une imperfection atténuée du monde, moins aigue, moins dure, moins vulgaire , plus supportable,plus douce, plus esthétique pour m’exprimer comme tu aime, ce que j’ai eu c’est le reflet de mon imperfection…un écho…ce que j’ai su, c’est que je fais partie du système et que je contribue à ériger ce système que je fuis, ce que j’ai su, c’est que je suis dans un tourbillon auquel il est impossible de faire face !

S': tu es l’incarnation de cette imperfection tu sais, tu es la coupe où se mélange le tout, et ta manie de juger, évaluer, remettre en question, le tout, à commencer par toi-même m’énerve… ah …ce que tu oublies vite…te rappelles tu ce que tu m’as dit un jour en riant, avec assurance, pourquoi écrire ? Pour s’exprimer, pour partager avec les autres des mots et des maux,révéler la beauté là ou elle est cachée, trahir l’authentique, le dépoussiérer, l’astiquer et l’exposer fièrement comme un magnifique objet d’art , gratter la rouille , le rendre luisant, scintillant, rendre le banal magique et le beau formidable, exorciser ses peines et ses doutes, libérer ses pensées. Waw avais-je pensé, envoûté par ta voix, un être supérieur, T’en rappelles-tu, de tout ceci, tu disais que la poésie réconcilie les cœurs, la sensibilité aide les paumés, le verbe est un don de dieu, le pouvoir de mélanger le miel au beurre, et qui es tu pour interdire le rêve, qui es tu pour te priver du rêve ! Enfin, aurais-tu perdu la foi ?

S : non, ma foie est bien plus grande que moi, elle me dépasse, elle est si profondément enracinée celle là, la désillusion n’y peut rien, je ne crois plus en la force du mot, c’est tout

S': Ce que je vois, c’est qu’il te manque un ingrédient essentiel : ne pas se prendre au sérieux, arrête de prendre au sérieux des choses qui ne le méritent pas, arrête de te prendre au sérieux, papillonne, prends du plaisir à ce silence vivant dont parle ce cher suédois que tu n’aimes pas. L’écriture en est la forme ultime.

« Mais où est maintenant la forêt où l’être humain puisse prouver qu’il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ?

« Je suis obligé de répondre : nulle part. Si je veux vivre libre, il faut pour l’instant que je le fasse à l’intérieur de ces formes. Le monde est donc plus fort que moi. A son pouvoir je n’ai rien à opposer que moi-même mais, d’un autre côté, c’est considérable. Car, tant que je ne me laisse pas écraser par le nombre, je suis moi aussi une puissance. Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui
construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant. »
Crache ta désillusion

S : et l’ennui

S': tu ne sais pas cracher, alors apprends à le faire, ça te permettra de te débarrasser de l’ennui pour un moment !

S : (sourire) : soit

10 commentaires:

M a dit…

ahla salam
S et S' vous avez dit tout ce que je ne pouvais dire ou dirais n'osais pas dire à haute voix (ecrire) ...
ça fait longtemps que je ne me connecte plus, que je n'écris plus, que je ne rêve plus ...
le coeur n'y est plus !
je sors de mon "mutisme" pour te dire merci .. merci à vous ;)
un gros calin ...

Anonyme a dit…

Salut,
Je trouve que S prends largement le dessus, je te propose de rajouter quelques bonnes répliques à S' pour équilibrer un peu le débat. Par exemple, lorsque S dit que le temps des silences est venu, S' pourrait répondre :
"Et moi je voudrais t’entendre rire,je voudrais suspendre sur tes lèvres un croissant de lune,le renverser et bien l’aplatir, je voudrais planter dans tes pupilles des rayons de soleils, et de petits astres couleur vermeil , je voudrais napper tes cils d’un sirop bleu azur, qu’il dégouline dans chaque échancrure, je voudrais semer sur ton corps de la poudre d’étoile,et des grains de neige de la blancheur des voiles, je voudrais fendre tes cheveux d’un oeuillet, d’ une jonquille, pendre à ton cou un collier de coquilles , je voudrais t’habiller d’un velours de nuages, cintrer ta taille par des roses en corsage, y épingler des clés de sol , de fa , dans le creux de ta main, dessiner un panda !"

S' a aussi oublié d'utiliser un autre argument assez fort, celui qui consiste à dire qu'il ne s'agit pas d'ignorer la misère du monde pendant que l'on parle de rossignols, mais de prendre les deux comme ils viennent, encore et encore! Etre une brute dans le monde de brutes mais lutter pour tes rêves et tes sensibilités. "Car ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent"

Amine (Narcisse) a dit…

Bsr Selma,
que puis-je dire de ton texte "désillusion"? J'estime que les qualificatifs Magnifique, Sublime ou Exquis ne riment à rien pcq tu connais la valeur de ton texte ;)
Sinon, moi j'ai bcp apprécié ce dialogue existentiel entre TOI et l'AUTRE TOI, un thème d'actualité puisque le sujet de la création et sa dimension "absurde" [vu le "chaos" qui marque le monde (du moins le NOTRE)] hante l'esprit de tout artiste ou créateur qui se respecte. Pq écrire? que écrire? etc.
Mais s'arrêter n'est-il pas une "fausse" solidarité ou du moins une "illusion" de solidarité? Moi je dirai qu'une telle décision témoigne de la lâcheté de nos actes, y compris l'ECRITURE!
En ce qui me concerne, je continue à écrire AUTREMENT, et comme le souligne Nassima Chérif dans son poème: "Tes larmes sont tes armes", nos armes sont les mots et après les mots on aura d'autres armes!
J'ai bcp apprécié l'idée de TUER l'Enfant pcq moi je pense que c'est déjà fait, il est temps de le RESSUSCITER!
BRAVO
Au plaisir de te relire
Amicalement
PS: On est plusieurs à penser à la même chose, je pense qu'il est temps de parler d'un VRAI PROJET CULTUREL et pkoi pas de la révolution culturelle de notre génération. qu'est ce t'en penses?

Anonyme a dit…

franchement,là Selma c'est la totale , à force d'être originale, tu vas finir par tout râter,à coté de la plaque (:),mais là je le pense),je n'ai jamais commenter sur ton blog,je trouvais que c'était pas important de commenter,,mais j'ai toujours lu, j'ai trouvé que c'était interessant ce que tu fais ,mais comme je t'ai dit,fait gaffe,faut pas y perdre du temps,mais de là à arrêter, et d'écrire,c'est beaucoup,écoute,c'est simple,pour moi,si tu n'écris pas , Selma,c'est plus Selma,c'est pas celle qui a été sublime dans son récital d'avril,que j'ai applaudi comme un dingue,c'est pas celle qui a été si charmante en disant la fameuse phrase en Mars " c'est avec une grande émotion que je déclare ouverte...",c'est pas celle qui dit n'importe quoi mais qu'on trouve toujours intelligente,c'est pas celle qui se pointe chez les malades avec des journaux et des histoires,c'est pas "moulat a journal",c'est pas celle qui préscrit de la crème hydratante, (lol..), c'est pas celle qui parle du cidre à ...;c'est pas celle...,c'est pas toi...,c'est personne...c'est une fille banale!
fais ce que te dis S',elle pense bien celle-là
P.S:je me suis toujours dis que tu devais être schizophrène,:)
W.S

selma a dit…

> M : la fidèle des fidèles, merci d'être passer, tes bons mots me font toujours plaisirs,j'éspère que c'est passager, il faut poursuivre l'aventure, mon amie, je crois que ça vaut le coup!

> anonyme: je ne suis pas du tout de ton avis, je pense que de ce débat a plutôt abouti à une victoire de S' sur S, ou dans les meilleurs des cas à un match nul,le nombre des répliques est le même, la longueur des phrases est presque la même,concernant le contenu, on a l'impression, que au fur et à mesure que S se justifie, elle fait des concessions,elle essaie de rendre logique ce qui ne l'ai pas vraiment,de chercher les mots forts,poignants, mais S' a decelé la faille, et s'en ai bien servi, l'écriture n'est pas une fin en soit, l'écriture est juste un moyen de s'exprimer, ce n'est pas la forme qui est importante, mais le fond, argue S',l'écriture n'est pas là pour créer l'illusion,ou le beau uniquement, elle doit refleter l'être , être une part indétachable de l'écrivain,son rejeton,donc,comme elle a témoigné de l'illusion, cette quête du parfait, de l'utopie, elle doit témoigner du sentiment de désillusion, et enfin...si on rajoute tes répliques,celà donnerai une écrasante victoire à S', chose qui serai inéquitable pour la S ( elle est gentille tout de même), l'imporant c'est que :
" ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent"
S a fini par le saisir je pense (sourire)

selma a dit…

> amine:encore un autre supporter de S':)
bon Amine,même si tu me piques "mes éloges", je te réponds quand même confrère
:)
parfaitement d'accord avec ce que tu as dit " écrire autrement",c'est exactement ce qu'il faut faire, j'ai lu bon nombre de tes poèmes, il me semble que toi tu as trouvé ta voie, moi je me cherche encore, et je ne me sens pas vraiment dans la poésie, l'autre fois je t'ai parlé de technicité, je pense que ça vient de là, je dois encore travailler mon style, et me classer dans un genre une fois pour toute, stop à "l'errance",:)...
"VRAI PROJET CULTUREL et pkoi pas de la révolution culturelle de notre génération."
iwa, là laisse moi te dire Narciss, que l'authentique narcissique et mégalo que je suis est sacrément flattée par tes propos, mais, soyons sérieux, moi je n'ai pas encore publier de recueuils comme certains Narciss ( dis , pourquoi je ne le trouve pas en librairie à Marrakech:) , et je n'ai pas encore eu droit à une cérémonie de présentation...donc je me fais toute petite, mais je pense que oui, on peut apporter un vent nouveaux,surtout au niveau des thèmes,et que les 83 sont des gens géniaux!
ah la jeunesse, toujours à s'enflammer pour un rien!
P.S: poésie des objets,voici ma modeste contribution:
errance: MES AVENTURES#links#links#links#links#links#links#links#links

selma a dit…

> anonyme 2:
merci pour ton passage, et pour le commentaire aussi,mais je pense que ce texte dépasse ma simple expérience personnelle,même si j'ai gardé mes initiales, il ne s'agit pas du profit que je tire de l'écriture, ou de ce que ça m'apporte en tant qu'individu,et ce n'ai pas une déclaration ou un scoop que je donne, il s'agit comme dit Amine d'une réflexion sur le pourquoi de l'écriture dans un environnement pareil à celui où nous vivons,qu'est ce que l'écriture, doit-on écrire pour être lu ou simplement pour le plaisir d'écrire, écrire ce qu'on pense réellement ou simplement ce que les autres veulent lire,par exemple, moi sur ce blog,dois-je toujours écrire le même style de posts qui récoltent le maximum de commentaires,... a-t-on le droit de choisir le lecteur,dire moi j'écris pour telle caste,les autres ne m'interessent pas,c'est prétentieux comme reflexions, mais c'est des idées qui peuvent traverser l'esprit,d'ailleurs beaucoup de très très belles plumes ont déserté la blogma, et puis j'ai aussi abordé un tout petit peu mon expérience "bloguesque" et ma vision de l'univers des blogs, merci pour tes encouragements et tes conseils WS!

Amine (Narcisse) a dit…

Bsr Selma,
Te faire toute petite est tout à ton Honneur, ceci me rappelle les vers de Hafiz Shirazi:
"Dans l'immense corridor astral
où le soleil apparaît comme un grain banal
celui qui se dit grand
est aussi impoli qu'ignorant
car il n'a pas encore découvert
ce qui le relie vraiment à l'Univers"
Ceci dit, j'estime qu'on a pas besoin de publier un recueil ou d'organiser une cérémonie de présentation pour se considérer poète, il suffit de s'écouter, d'écouter les autres puis d'écrire comme disait ELUARD.
Concernant le style, l'écriture est une éternelle errance, on cherche tout le temps à aller de l'avant, d'inventer de nouvelles phrases voire de nouveaux mots pour être au diapason des maux...
Et si tu te retrouves dans tous les genres alors continue à écrire ce qui t'enchante et je sûr que tu vas exceller.
Pour ce qui est des 83, elles sont géniales et ils sont géniaux, nul ne peut contester ce constat ;) mais il faut qu'on se montre à la hauteur de notre PRETENTION ;)
En parlant des 83, ça me rappelle la génération 1898 en Espagne puis 1927 et encore les 68 en France et partout dans le monde.
En tout cas Selma, tu es sur la liste de mes Favoris ;) je consulte ton blog fréquemment et j'espère qu'on pourrait débattre de choses et d'autres aussi souvent que possible.
PS: pour ce qui est du recueil, il n'est pas dispo à Marrakech, si tu veux un exemplaire il suffit de m'envoyer une adresse postale par mail, et je t'en enverrai une copise as soon as possible.
Amitiés

selma a dit…

> AMINE: merci amine,c'est vraiment très gentil,je suis un peu intimidée par toutes tes citations,éluard,un géant que j'apprécie beaucoup,à bientôt

Nacer a dit…

Je pense que ce sont des questions inévitables qui se posent à toute personne qui écrit et qui partage ce qu'elle écrit.Je suis super content de pouvoir communiquer avec une personne qui a l'audace et le recul necéssaires pour se poser les vraies questions hit ça redonne envie de croire en la jeunesse de ce pays.